XV de France : Ce problème de «jet-lag» qui a perturbé un joueur de Fabien Galthié !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Vainqueur du Top 14 il y a deux semaines, Peato Mauvaka sera titulaire ce samedi matin pour affronter l’Australie à Brisbane. Le joueur du Stade Toulousain, arrivé en même temps que les autres finalistes, reconnaît avoir eu un peu de mal à s’acclimater au décalage horaire.

Pour les débuts du Championnat des Nations, le XV de France a fait le déplacement dans l'hémisphère Sud afin d'y affronter la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon. Une semaine après la défaite face aux All Blacks (34-32), les Bleus ont rendez-vous avec les Wallabies ce samedi (9h40, heure française) à Brisbane. Cette fois-ci, Fabien Galthié pourra compter sur les finalistes du Top 14 dont fait partie Peato Mauvaka.

« C’était dur d’arriver en Nouvelle-Zélande et d’attendre que le reste du groupe me rejoigne »

Vainqueur avec le Stade Toulousain face à Montpellier, Peato Mauvaka a rejoint le reste du groupe un peu plus tard pour les deux prochaines rencontres du Championnat des Nations. Une arrivée qui n’a pas été de tout repos pour lui. « Je l’ai eu un peu dur avec le jet-lag au début. J’ai mis du temps à me faire au décalage horaire, à passer de bonnes nuits. C’était un peu "complicado" (rires). Surtout, j’ai eu droit à un régime spécial en partant directement en Nouvelle-Zélande. Ça m’a rajouté trois ou quatre heures de vol par rapport aux autres. À partir de Dubaï (lieu de l’escale, N.D.L.R.), j’ai quitté les autres finalistes. Du coup, j’ai fait le plus long des deux vols tout seul… C’était dur d’arriver en Nouvelle-Zélande et d’attendre que le reste du groupe me rejoigne. D’autant qu’ils mettaient des photos au zoo à Brisbane ou des trucs comme ça dans les groupes WhatsApp. Pendant ce temps, j’attendais tout seul à Christchurch. Mais bon, ça va un peu mieux. Surtout, hier (lundi), j’ai bien dormi. Trop même (rires) », a-t-il confié, dans un entretien accordé à Midi Olympique.

« Franchement, depuis les tribunes, c’était beau à regarder »

Relancé sur la première rencontre des Bleus perdue de justesse face à la Nouvelle-Zélande, Peato Mauvaka explique : « C’était un beau match à jouer. Lorsque tu as la chance d’affronter la meilleure équipe du monde sur ses terres, tu as forcément envie de jouer, de vivre ce moment. Et franchement, depuis les tribunes, c’était beau à regarder. » L'international français conclut, en reconnaissant qu'il aurait été capable de participer au match malgré la courte période de préparation : « Si j’avais dû jouer ce match, je l’aurais joué. Même si j’ai eu du mal avec le jet-lag et le voyage, je pense qu’avec l’adrénaline, je n’aurais pas senti la fatigue. J’aurais peut-être eu des petites courbatures après le match mais bon… J’avais déjà connu ce genre de situation en 2018 lors du décès de mon papa. J’étais rentré chez moi (en Nouvelle-Calédonie, pour les funérailles, N.D.L.R.), mais au retour, j’avais joué le lendemain de mon arrivée. L’adrénaline m’avait fait oublier tout le reste. »

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