Il y a quelques jours, l’arrivée de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France a été officialisée par la FFF. Tous les observateurs sont pressés de voir à quoi vont ressembler les Bleus sous les ordres de l’ancien coach du Real Madrid. C’est notamment le cas de son ancien coéquipier Éric Carrière, qui a glissé une petite pique à Raymond Domenech au passage.

C’était l’évènement du mardi 28 juillet. Après des mois de faux suspense, la FFF a officiellement annoncé l’arrivée de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France pour succéder à Didier Deschamps. Pour l’occasion, une conférence de presse exceptionnelle avait été organisé au siège de la fédération dans le 15ème arrondissement de Paris avec plus d’une centaine de journalistes présents.
« Je le vois plus comme un super manager »
Les supporters de l’équipe de France ont maintenant hâte de voir Zinédine Zidane à l’œuvre, mais il faudra encore patienter un peu car ses premiers matchs auront lieu en septembre. En attendant, le journal L’Équipe est allé interviewer Éric Carrière, ancien coéquipier du champion du monde 1998, qui a accepté de dresser son portrait et qui a même glissé un petit tacle à Raymond Domenech au passage. « Zidane aime les gens, sans distinction sociale. Et il connaît les gens, sur lesquels il se trompe rarement. Il ne considère pas les joueurs comme les outils de sa réussite, au service de son CV. Il a juste envie que les joueurs s'éclatent. Zidane n'est pas le mec à se mettre au centre de tout. Je ne vois pas Zinédine écrire un journal intime sur sa personne pendant une Coupe du monde par exemple (une flèche vers Raymond Domenech). Il va dire bonjour à un titulaire et à un remplaçant de la même façon et ce n'est pas un détail. Mais il sait aussi que manager Cristiano Ronaldo sans le considérer à sa juste valeur est impossible. Je le vois plus comme un super manager, oui. Mais avec des exigences. Il a été capable de dire à Gareth Bale qu'il ne cochait pas les bonnes cases et n'entrait pas dans ses valeurs. Et Bale n'a plus joué. »
« C'est une bête de compétition »
Éric Carrière a également abordé la succession de Didier Deschamps. Selon lui, l’équipe de France ne perd pas forcément au change tant les deux hommes sont des bêtes de compétition. « Oui. Zidane, c'est comme Platini, Pelé ou Maradona, ce sont des marques. Les jeunes ne vont pas regarder les vidéos d'Éric Carrière, mais celles de Zidane, oui. Il a été un grand joueur, quelqu'un qui a sans cesse résolu les problèmes des équipes dans lesquelles il jouait. Zidane, quand il faisait un petit pont, c'était pour faire gagner vingt mètres à l'équipe, pas pour se faire plaisir, ce n'était pas Neymar. Et ça, il l'a gardé comme entraîneur. Après, il sera jugé sur l'efficacité, comme les autres, sans privilège. Mais Zidane est comme Didier Deschamps, c'est une bête de compétition. Ce sont deux monstres, dont le regard devient animal quand le résultat est en jeu. On a eu Deschamps et là on a Zidane. On a de la chance. »
Zidane ne voulait que l’équipe de France
L’équipe de France voulait Zinédine Zidane et la réciproque était également vraie. Lors de sa conférence de presse de présentation, le champion du monde 1998 a révélé qu’il avait refusé de nombreuses propositions car il ne voulait que les Bleus. « J'ai toujours regardé cette équipe comme un futur entraîneur. Je n'ai pas pris un club pour cette raison. La seule chose que je voulais faire après Madrid était l'équipe de France. J'aurais pu prendre un projet pendant trois ans car 'DD' était là. Il a pris cette décision en janvier 2025, dès le lendemain je savais que je voulais être le suivant. On s'est rencontrés avec le président et l'accord a été scellé. »