Dimanche, le XV de France a logiquement dominé l'Italie (33-8) et poursuit ainsi son sans-faute dans le Tournoi des VI Nations avec l'objectif de remporter le Grand Chelem. Une rencontre qui a permis à Antoine Dupont d'évoluer aux côtés d'un partenaire qu'il connaît particulièrement bien.

Après des démonstrations face à l'Irlande (36-14) puis au Pays de Galles (54-12), le XV de France a poursuivi sur sa lancée en dominant l'Italie (33-8). Une rencontre moins spectaculaire sur le plan offensif pour les hommes des Fabien Galthié. Il faut dire que la veille du match, Matthieu Jalibert avait du déclarer forfait. Un sacré coup dur pour les Bleus compte tenu de l'influence de l'ouvreur de l'UBB dans le jeu depuis le début du Tournoi des VI Nations. Pour compenser son absence, Thomas Ramos, qui évolue habituellement à l'arrière, a été décalé à l'ouverture pour former la charnière avec son coéquipier du Stade Toulousain Antoine Dupont.
«Je le connais par cœur, donc il n’y avait évidemment pas de souci»
Un changement de dernière minute qui aurait pu poser problème aux deux joueurs. Mais Antoine Dupont estime que cela ne posait aucun problème. « Je connais Thomas par cœur, donc il n’y avait évidemment pas de souci », a-t-il reconnu en conférence de presse après le match. Une analyse partagée par Thomas Ramos qui prône toutefois la communication : « Oui. Moi, je prône la communication. Si on est sur un terrain de rugby et qu'on ne communique pas, c'est très compliqué de jouer ensemble et de trouver des solutions. Donc, même si on se connaît par cœur, on communique beaucoup sur le terrain. C'est évident ».

Dupont-Ramos, l'adaptation expresse
Toujours devant les médias, Antoine Dupont a également évoqué la prestation globale du XV de France : « Les Italiens nous ont plus contrariés que nos changements de dernière minute dans la composition d’équipe. Ils sont montés fort en défense, on a eu peu de possessions dans leur camp. On a surtout marqué sur des turnovers, on a eu du mal à construire notre jeu de par leur pression défensive, ils nous ont contesté beaucoup de ballons dans les rucks. Ils ont beaucoup usé du jeu de pression, on a aussi eu un peu moins de réussite sous les ballons hauts que sur les deux premiers matchs. Tant mieux, quelque part, ça nous fournit un axe de travail. On a su bien s’adapter, avec un jeu moins flamboyant ».