Natif de Nouméa, Peato Mauvaka évolue au Stade Toulousain depuis dix ans, après avoir été remarqué par un émissaire du club en Nouvelle-Calédonie. Avant la demi-finale face au Racing 92 ce vendredi, l’international français est revenu sur le moment qui a tout changé pour lui.

Tombeur de Pau le week-end dernier, le Racing 92 se prépare à défier le Stade Toulousain ce vendredi soir (21h05) au Stade Vélodrome. Un rendez-vous particulier pour Peato Mauvaka, absent de la dernière demi-finale des Rouges et Noirs contre Bayonne (32-25) la saison dernière à cause d’une blessure au genou. Arrivé en 2016, le talonneur de 29 ans s’est imposé comme un pilier du club, et ce alors que rien ne le prédestinait à une carrière de rugbyman professionnel.
« Ça ne faisait que trois semaines que j'avais commencé ce sport »
A l’époque, Peato Mauvaka découvre à peine le rugby lorsqu’un émissaire du Stade Toulousain le remarque en Nouvelle-Calédonie. « Je n'y connaissais vraiment rien au rugby, assume l’international français auprès de L’Équipe. Quand c'est arrivé, ça ne faisait que trois semaines que j'avais commencé ce sport. Mais ce jour-là, je savais qu'un recruteur était là pour nous superviser. J'ai alors tout donné parce que mon rêve était de partir en Europe pour y devenir pro. »
« Je ne sais pas ce qui lui a plu... »
Peato Mauvaka s’étonne encore d’avoir été remarqué. « Je ne sais pas ce qui lui a plu... Peut-être que, comme je m'entraînais avec les seniors et que je ne voulais surtout pas qu'ils me plaquent, je faisais une passe dès qu'ils me fonçaient dessus, poursuit-il. Du coup, comme le rugby sur mon île s'assimilait souvent à du rentre-dedans, j'étais le seul gamin du coin disposé à faire des passes. C'est sûrement pour ça que le recruteur m'a remarqué... Mais bon, c'était quand même des passes un peu au hasard, vu que je n'y pompais rien (rires). »