Le Stade Toulousain a recruté un joueur qui n’y connaissait «vraiment rien au rugby»
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Natif de Nouméa, Peato Mauvaka évolue au Stade Toulousain depuis dix ans, après avoir été remarqué par un émissaire du club en Nouvelle-Calédonie. Avant la demi-finale face au Racing 92 ce vendredi, l’international français est revenu sur le moment qui a tout changé pour lui.

Tombeur de Pau le week-end dernier, le Racing 92 se prépare à défier le Stade Toulousain ce vendredi soir (21h05) au Stade Vélodrome. Un rendez-vous particulier pour Peato Mauvaka, absent de la dernière demi-finale des Rouges et Noirs contre Bayonne (32-25) la saison dernière à cause d’une blessure au genou. Arrivé en 2016, le talonneur de 29 ans s’est imposé comme un pilier du club, et ce alors que rien ne le prédestinait à une carrière de rugbyman professionnel.

« Ça ne faisait que trois semaines que j'avais commencé ce sport »

A l’époque, Peato Mauvaka découvre à peine le rugby lorsqu’un émissaire du Stade Toulousain le remarque en Nouvelle-Calédonie. « Je n'y connaissais vraiment rien au rugby, assume l’international français auprès de L’Équipe. Quand c'est arrivé, ça ne faisait que trois semaines que j'avais commencé ce sport. Mais ce jour-là, je savais qu'un recruteur était là pour nous superviser. J'ai alors tout donné parce que mon rêve était de partir en Europe pour y devenir pro. »

« Je ne sais pas ce qui lui a plu... »

Peato Mauvaka s’étonne encore d’avoir été remarqué. « Je ne sais pas ce qui lui a plu... Peut-être que, comme je m'entraînais avec les seniors et que je ne voulais surtout pas qu'ils me plaquent, je faisais une passe dès qu'ils me fonçaient dessus, poursuit-il. Du coup, comme le rugby sur mon île s'assimilait souvent à du rentre-dedans, j'étais le seul gamin du coin disposé à faire des passes. C'est sûrement pour ça que le recruteur m'a remarqué... Mais bon, c'était quand même des passes un peu au hasard, vu que je n'y pompais rien (rires). »

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