Capitaine de l’ASM Clermont, Baptiste Jauneau est revenu sur sa relation avec son entraîneur Christophe Urios dans un entretien accordé à Rugbyrama. Si l’entraîneur de 60 ans n’est pas connu pour avoir sa langue dans sa poche, le demi de mêlée apprécie ce franc-parler.

Présent à Clermont depuis 2023 après ses passages à Castres et l’Union Bordeaux-Bègles, Christophe Urios est connu pour son gros caractère. Les Auvergnats doivent donc faire avec le franc-parler de leur entraîneur, ce qui ne déplaît pas à Baptiste Jauneau, satisfait des discussions « toujours saines » avec lui.
« Je n’ai pas du tout peur d’aller voir Christophe, au contraire »
« Si les discussions sont frontales ? Elles peuvent l’être mais en tout cas elles sont toujours saines. Peu importe si elles sont frontales, au fond… Tant qu’elles sont franches, on peut se dire les choses, peu importe si ça ne doit pas plaire l’un ou à l’autre, confie le demi de mêlée, interrogé par Midi Olympique. Parfois, je peux aller le voir par rapport à des demandes de l’équipe, ça fait partie de mon rôle aussi. Je n’ai pas du tout peur d’aller voir Christophe, au contraire : je pense qu’il apprécie les gens directs, tout comme moi. Entre nous, ça se passe très bien. Même s’il doit te dire des choses qui ne font pas forcément plaisir, il n’attaque pas la personne, mais le joueur. Il faut être capable de prendre de la hauteur là-dessus. »
« À un moment, il sentait qu’il n’était plus trop avec le groupe, qu’il s’éparpillait un peu »
Habitué à se lâcher devant les journalistes, Christophe Urios avait opté en début d’année pour une « cure médiatique » avant de retrouver les micros en avril. Un silence de deux mois validé par Baptiste Jauneau : « On en a un peu tous parlé, on a fait pas mal de réunions de leaders avec Christophe et son staff. À un moment, il sentait qu’il n’était plus trop avec le groupe, qu’il s’éparpillait un peu. Du coup, il voulait se reconnecter avec l’équipe et plus trop avec les médias. Je trouve que c’était très bien, d’autant que ça a correspondu à une bonne période pour nous sur le plan des résultats. Ça nous a fait du bien à tous. Moi aussi, ça m’arrive de temps en temps de prendre un peu de distance avec les médias parce que je ne suis pas très à l’aise avec ça. C’est important de le faire de temps en temps, parce que sinon on ressasse toujours le même discours, et on devient redondant. Les médias c’est très bien, mais ça rajoute aussi beaucoup de pression, et il faut savoir parfois s’en couper pour se reconcentrer sur l’essentiel. »