Dimanche, Toulouse s’est incliné sur la pelouse de Bordeaux et a donc dit adieu à la Coupe d’Europe dès les quarts de finale. Antoine Dupont avait alors remobilisé les troupes après la rencontre, estimant qu’il fallait en « faire plus ». Une sortie commentée par Jean Bouilhou, l’entraîneur des avants à Toulouse.

Après la défaite du Stade Toulousain sur la pelouse de l'Union Bordeaux-Bègles (15-30), Antoine Dupont avait tenu des mots forts en direction de ses coéquipiers. « Il faut qu’elle nous serve, de toute façon. Quand on connaît une défaite ou une déconvenue, soit on baisse la tête et on arrête, soit on se remet au boulot, on en tire des leçons et on en ressort du positif, avait lancé le demi de mêlée toulousain. Surtout, on essaie d’être meilleurs, de progresser sur les échéances qui arrivent. Le groupe a su répondre présent par le passé sur ce genre de scénario. Mais il ne faut pas se dire que ça va faire comme les autres années, qu’on se rattrapera et qu’on va remporter le Top 14. Si on n’en fait pas plus, si on ne change pas certaines choses, on n’y arrivera pas. Donc, on doit aussi le prendre comme un avertissement, et se dire qu’il faut faire plus. »

« C’est davantage ce manque de précision qui nous a coûté cher à Bordeaux »
Interrogé par Rugbyrama, Jean Bouilhou, l’entraîneur des avants à Toulouse, a réagi à cette prise de parole d’Antoine Dupont. « Dans l’engagement, on y était. Faire plus, oui, mais… (Il coupe) Faire mieux ? Oui, voilà. Être plus précis, être plus exigeant les uns avec les autres. C’est davantage ce manque de précision qui nous a coûté cher à Bordeaux. C’est ce qui nous a tués. On n’a pas fini nos actions parce qu’on a été trop imprécis dans notre jeu offensif et notre conquête. L’intelligence et la précision doivent être au service de l’engagement. Il faut ces trois clés. Et, s’il en manque une, cela peut être compliqué », a-t-il indiqué.
« On doit vite remettre les choses à plat, et on va repartir de l’avant »
Le Stade Toulousain a désormais rendez-vous avec Castres en Top 14, ce samedi (21h). « On a eu la tête en bas pendant quelques jours, et il faut qu’on la redresse. La vertu de ce rugby, de ce Top 14, de cette Coupe d’Europe, c’est qu’après une défaite, il faut vite se relever, parce qu’un match arrive en suivant, confie Jean Bouilhou. On n’a pas trop le temps de cogiter, on doit vite remettre les choses à plat, et on va repartir de l’avant, face à notre ennemi de toujours (sourire). Un adversaire qui est à côté de chez nous, qui sait très bien se préparer à jouer contre nous. On gagne rarement chez eux. On va dire qu’on n’a rien à perdre, donc on va se jeter dans la bataille. »