En 17 ans de carrière professionnelle, Frédéric Michalak a connu de très nombreux succès, notamment en Coupe d’Europe. En 2005, le demi de mêlée avait remporté le titre après une finale d’anthologie contre le Stade Français (18-12). Une soirée mémorable où l’entraîneur du Stade Toulousain s’était même fait embarquer par la police.

En 2005, la Coupe d’Europe de rugby voyait s’affronter deux clubs français, le Stade Toulousain et le Stade Français. Longtemps, les Parisiens ont cru remporter la compétition, mais cela était sans compter sur Frédéric Michalak. Le demi de mêlée avait alors inscrit la pénalité qui avait permis à son équipe d’arracher la prolongation et donc de l’emporter par la suite. « Il y avait tout. Un stade chargé d'histoire (Murrayfield à Édimbourg), notre ennemi juré, le Stade Français, et un scénario palpitant. Toute la semaine, on ne savait pas si j'allais pouvoir jouer, c'est vrai. On est menés 12-9, il n'y a plus de temps, mais je ne me rappelle pas m'être vu perdre cette finale. C'est peut-être étrange mais c'est comme ça », a déclaré l’ancien Toulousain à L’Équipe.
« C'est une joie immense parce que Paris était notre bête noire »
Un succès ô combien important pour le Stade Toulousain et Frédéric Michalak, car le Stade Français était alors le plus grand rival des Toulousains. « Cette année-là, avec cette équipe-là, on avait atteint un niveau de confiance énorme. Ce groupe se connaissait très, très bien. On venait de gagner une demi-finale à Leicester, on se sentait costauds. Quand je passe la pénalité pour aller en "prolong", on sait qu'on leur a mis un coup sur la tête. Après, je réussis une pénalité face aux poteaux et un drop des 40 mètres, excentré et à l'instinct, et c'est plié. C'est une joie immense parce que Paris était notre bête noire, ils nous avaient battus en finale du Championnat en 2003 (et remettront ça en demi-finales en 2005). »

« C'est une des images les plus dingues de la Coupe d'Europe »
Après cette finale au suspense haletant, une image avait fait le tour du monde. On y voit Guy Novès, entraîneur du Stade Toulousain à l’époque, se faire emmener par deux policiers. Un moment sur lequel est revenu Frédéric Michalak. « C'est une des images les plus dingues de la Coupe d'Europe. Le match venait de se finir, on sautait de joie partout et personne ne s'en est rendu compte. Guy a voulu aller chercher quelqu'un de sa famille ou un ami, et comme il ne parlait pas anglais, il n'a pas dû se faire comprendre par la sécurité. Ça a pu l'énerver (rire). Et ils l'ont embarqué. Nous, on n'a rien vu. On a soulevé la Coupe et qu'il y ait le coach ou pas, on s'en foutait. C'est horrible, en fait (rire). »