«S’il a un contrat de 300.000€ avec Adidas...» : Le Stade Toulousain balance sur le contrat de Louis Bielle-Biarrey
Axel Cornic

Le Stade Toulousain a engagé un bras de fer avec la Ligue nationale de rugby, pour essayer de changer certaines règles du salary-cap. Notamment concernant les contrats de sponsoring des joueurs, qui pour le moment sont comptés dans la masse salariale des clubs de Top 14.

Parfois, le rugby ça ne se joue pas seulement sur le terrain. Depuis quelques mois, le système du salary-cap mis en place depuis 2010 fait l’objet de plus en plus de critiques et certains aimeraient bien le changer. C’est notamment le cas du Stade Toulousain, devenu le chef de file de ces clubs de Top 14 remontés contre la Ligue nationale de rugby. C’est simple, le club haut-garonnais propose une refonte globale du système, notamment en ce qui concerne les contrats de sponsoring des joueurs.

« L’encadrement des 100.000 euros, ce n’est pas une valeur qui devrait être donnée de façon arbitraire »

Sur ce volet, la LNR a fait une concession, puisqu’à partir de la saison prochaine les contrats individuels liant un joueur à l’équipementier de son club ne seront pas pris en compte, jusqu’à un plafond de 100.000€. Mais ce n’est pas assez pour le Stade Toulousain ! « Nous avons eu trois visioconférences d’une heure et demie, où chacun a pu s’exprimer, mais nous n’avons pas traité des sujets qui me tiennent à cœur et nous ne sommes donc pas rentrés dans les détails de certaines remises en cause » a déclaré le président Didier Lacroix, selon Rugbyrama. « L’encadrement des 100.000 euros, ce n’est pas une valeur qui devrait être donnée de façon arbitraire ».

« Si Bielle-Biarrey a un contrat de 300.000 euros avec Adidas, c’est qu’il mérite ce contrat »

Et pour étayer son propos, il a notamment pris en exemple le récent contrat signé par Louis Bielle-Biarrey avec Adidas, futur équipementier de l’UBB. « Si Louis Bielle-Biarrey a un contrat de 300.000 euros avec Adidas, c’est qu’il mérite ce contrat. C’est qu’il a bien travaillé, et bien négocié son engagement. Dès lors, on ne devrait pas demander à Bordeaux de faire 200.000 euros de place dans son salary-cap, simplement parce que Louis Bielle-Biarrey a bien négocié son contrat individuel » a déclaré Didier Lacroix. « Avec la réglementation qui a été décidée, et cette franchise des 100.000 euros, ce sera à Laurent Marti de dire : "Je prends acte et je suis obligé de réintégrer ces 200.000 euros-là dans ma déclaration au salary-cap manager." Cela ne me paraît pas logique ».

Articles liés