Le rugby français semble être parti en guerre contre le salary-cap mis en place par la LNR depuis 2010, notamment en ce qui concerne les contrats de sponsoring individuels. Antoine Dupont a lancé les hostilités en octobre dernier et son club du Stade Toulousain lui a emboité le pas en réclamant un grand changement... qui n’aura finalement pas lieu.

Le rugby n’est professionnel que depuis 28 ans et il a connu d’énormes changement en très peu de temps. Cela est notamment le cas pour son économie, puisque les salaires des joueurs ont bondi ces dernières années, tout comme leurs revenus extra-sportifs. Les marques s’arrachent de plus en plus les rugbymen et c’est évidemment le cas d’Antoine Dupont, l’un des sportifs les plus aimés des Français.
Dupont et le Stade Toulousain contre le salary-cap
Justement, le demi de mêlée avait poussé un coup de gueule remarqué à ce sujet en octobre dernier, critiquant le salary-cap mis en place en Top 14. « Les règles nous empêchent d’utiliser notre image individuelle à travers des contrats de pub classique. L’économie du rugby est grandissante grâce à nous les joueurs et au final, on n’est pas bénéficiaire, puisque le salaire stagne, voire baisse, et on ne peut pas utiliser notre image » avait expliqué Antoine Dupont. « Cela commence à faire beaucoup (…) Ce n’est pas correct de ne pas autoriser les joueurs à utiliser leur image personnelle dans un cadre publicitaire ».
« Je ne dis pas que nous avons eu une fausse consultation, mais... »
Des mois après rien n’a changé et c’est même le contraire, puisque la LNR a rejeté la demande du Stade Toulousain de revoir le système du salary-cap. « Je vais l’assumer : oui, le Stade toulousain et son président ne jugent pas satisfaisant l’ensemble des débats qui ont été menés sur l’évolution de ces règles (liées au salary cap), telles qu’elles ont été présentées » a récemment déclaré le président Didier Lacroix, d’après Rugbyrama. « Cela me met effectivement en porte-à-faux vis-à-vis des services de la Ligue et de mon statut d’élu, sauf que je l’ai suffisamment exprimé avant, pendant et après. Je ne dis pas que nous avons eu une fausse consultation. Nous avons eu trois visioconférences d’une heure et demie, où chacun a pu s’exprimer, mais nous n’avons pas traité des sujets qui me tiennent à cœur et nous ne sommes donc pas rentrés dans les détails de certaines remises en cause ».