Samedi, du côté de Bilbao, l’UBB va disputer sa deuxième finale de suite en Champions Cup contre le Leinster cette fois-ci. Un match très important pour les hommes de Maxime Lucu, mais il existe une autre priorité pour les Bordelais. Selon Jefferson Poirot, la qualification pour les phases finales de Top 14 est obligatoire sous peine que la saison vire à la catastrophe.

Après avoir battu Northampton l’année dernière (29-20), l’UBB va disputer une nouvelle finale de Champions Cup samedi, au stade San Mamés à Bilbao. Les Bordelais défieront un gros morceau, le Leinster, qui a déjà remporté la compétition à quatre reprises, dont la dernière fois en 2018. Toutefois, la coupe d’Europe n’est pas le seul objectif des coéquipiers de Maxime Lucu en cette fin de saison.
« Ca peut rendre notre saison catastrophique »
Même si la finale de la Champions Cup occupe les esprits de tous les joueurs, l’UBB veut aussi se qualifier pour les phases finales du Top 14. Interrogé par L’Équipe, le pilier gauche bordelais Jefferson Poirot a d’ailleurs affirmé que si son équipe ne se qualifie pas en championnat, la saison pourrait vite tourner à la catastrophe. « On n'y pense pas du tout (la peur du vide en cas de défaite face au Leinster). Ça ne doit pas peser. Il faut aussi savoir se retourner. Une finale, ça se gagne, mais en cas de défaite, la saison ne sera pas catastrophique non plus. Surtout si tu as donné le maximum et perdu contre plus fort que toi. C'est dur à accepter, mais une défaite ne doit pas dicter si ta saison est réussie ou non. En revanche, en cas de non-qualification pour la phase finale du Top 14, là oui, ça peut rendre notre saison catastrophique. On ne va pas se le cacher, ça ferait tache. L'UBB doit se qualifier. »
« On va savoir de quoi l'UBB est faite »
Avec une nouvelle victoire en finale de Champions Cup, l’UBB entrerait encore un peu plus dans la cour des grands. C’est ce que souhaite Jefferson Poirot, faire de Bordeaux une place forte du rugby en France et en Europe. « En début de saison, notre leitmotiv a été : ne pas être une étoile filante. Cette nouvelle finale est l'occasion de montrer que l'année dernière n'était pas un hasard. D'autant qu'on affronte une des plus grandes équipes d'Europe. C'est un monument du rugby avec quatre titres européens (le dernier en 2018) et des finales presque à chaque édition (6 sur les 9 dernières). C'est énorme. Ils sont un peu l'égal du Stade Toulousain (6 titres européens, le record). On va savoir de quoi l'UBB est faite. L'UBB doit devenir une institution aussi en gagnant des titres chaque saison. »