«Ça reste gravé dans ma tête» : Kimpembe raconte ses deux traumatismes au PSG
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Formé au Paris Saint-Germain, Presnel Kimpembe garde de bons souvenirs de son aventure dans la capitale, mais également quelques mauvais. Interrogé par Le Parisien, l’ancien défenseur du club dévoile deux épisodes qui l’ont particulièrement touché au cours de ses onze années comme professionnel au Parc des Princes.

En onze saisons au PSG, Presnel Kimpembe a tout connu, de l’humiliante remontanda sur la pelouse du FC Barcelone au sacre en Ligue des champions face à l’Inter. Désormais au Qatar, le défenseur de 30 ans publie un livre dans lequel il évoque sa longue et belle aventure dans la capitale. Interrogé pour l’occasion par Le Parisien, le titi est revenu sur deux moments douloureux au PSG.

« Ce sont deux épisodes qui restent gravés dans ma tête »

« Il y a le moment où je me pète le tendon d’Achille (26 février 2023) et le soir de l’élimination contre Manchester United (en mars 2019) en 8e de finale de la Ligue des champions. Ce sont deux épisodes qui restent gravés dans ma tête », révèle Kimpembe auprès du quotidien francilien.

« Je n’ai pas de regrets »

Concernant sa grave blessure, l’international français explique : « Je jouais avec des douleurs depuis un moment. Mais quand un joueur n’était pas apte, je me tenais quand même prêt et je jouais, même si j’avais mal. J’ai pensé à l’équipe. Si j’avais pensé à moi, j’aurais arrêté. Je sentais que j’allais avoir un problème. Finalement, le tendon d’Achille se rompt en février 2023 face à l’OM. Je pousse un peu et ça pète… Tu as l’impression que quelqu’un vient de te tacler, alors qu’il n’y a personne derrière. Tu es presque surpris. Je comprends tout de suite que c’est grave. J’essayais de sprinter, mais je me sentais super lent. Je n’ai pas de regrets. J’ai fait le choix d’avoir accepté de jouer. »

Quelques années plus tôt, c’est l’élimination parisienne en Ligue des champions qui avait marqué Kimpembe : « Après Manchester, je ne me sens pas forcément coupable d’avoir commis la main qui provoque le pénalty. Ce n’était pas une main volontaire, la VAR venait d’être mise en place… Il fallait la rentabiliser, j’ai été victime de ça (il rigole). J’ai assumé mais je me suis vite senti seul. J’ai passé une grande partie de la nuit dans le noir à la maison. C’était une nouvelle élimination en 8e de finale, les supporters étaient mécontents, le club aussi… On était tous au fond du trou. J’ai été obligé de supprimer les réseaux sociaux de mon téléphone car j’étais confronté au cyberharcèlement. À ce moment-là, je me suis renfermé sur moi-même. »

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