La pression monte après le dernier quart de finale de la Champions Cup, qui va opposer le Stade Toulousain au champion en titre, l’Union Bordeaux-Bègles. Tout le monde s’attend à une revanche de la part des Toulousains après la défaite de la saison dernière, mais Antoine Dupont sait que ne va pas être simple ce dimanche.

C’est le choc que tout le monde attendait. On connait trois des demi-finalistes avec Bath, le Leinster ainsi que le RCT, qui s’est qualifié au bout du suspense samedi sur la pelouse de Glasgow (19-22). C’est désormais au tour de l’UBB et du Stade Toulousain de s’affronter pour décider qui va prendre la dernière place et pour le moment, personne ne pourrait dire qui part favori.
« Avec les armes offensives qu’ils ont, c’est dur de ne pas être en difficulté »
Et ce n’est pas Antoine Dupont qui va trancher, puisqu’il s’est montré tout particulièrement méfiant avant d’affronter l’attaque de feu de l’UBB, où on retrouve notamment un certain Louis Bielle-Biarrey. « Si tu dis que tu veux prendre 0 point en allant à Bordeaux, c’est osé. Il y a des chances qu’on prenne des points et des essais, comme ça nous est arrivé d’autres fois. Avec les armes offensives qu’ils ont, c’est dur de ne pas être en difficulté » a expliqué le capitaine toulousain. « On le sait, les matchs de haut niveau constituent une bataille de nerfs. Il faudra accepter d’avoir des temps plus faibles en restant mobilisés, concentrés. Si ça finit à 40-30 pour nous, je serais content. Mais c’est vrai que quand tu en prends trente, c’est dur d’en mettre quarante ».

« Jalibert, je n’ai pas attendu de jouer en équipe de France avec lui pour savoir que c’est un danger permanent »
Et les dangers sont multiples, puisqu’il y a également Matthieu Jalibert, avec qui Dupont a récemment remporté le 6 Nations 2026 à la charnière du XV de France. « On a vu les matchs de Matthieu Jalibert cette année. Il faut reconnaître que c’est un danger permanent sur le terrain, je n’ai pas attendu de jouer en équipe de France avec lui pour le savoir » a assuré le demi de mêlée de 29 ans. « Il reste fidèle à lui-même, mais il a plus de réussite en ce moment, parce qu’il est en confiance et qu’il met plus d’engagement dans son jeu, en défense notamment. Son jeu est plus complet maintenant et il a toujours cette étincelle qui le rend dangereux à n’importe quel endroit du terrain. Il a réussi à garder ça, à le cultiver et, surtout, à avoir de moins en moins de déchets ».