Après le XV de France, l’Afrique du Sud a dégoûté un joueur du Top 14
Thibault Morlain -
Journaliste
Après s’être essayé à différents sports, Thibault se tourne vers une carrière de footballeur amateur. Au moment de faire un choix entre devenir footballeur professionnel et journaliste, les qualités ont fait pencher la balance d’un côté. Le voilà désormais au sein de la rédaction du 10 Sport, après un diplôme obtenu à l’Institut International de Communication de Paris.

En 2023, l’Afrique du Sud remportait la Coupe du monde de rugby en France. Les Springboks ont notamment été les bourreaux du XV de France en quart de finale, ayant réussi à battre Antoine Dupont et sa bande d’un petit point (29-28). Ce revers a été très difficile à digérer pour les Bleus et voilà que l’Afrique du Sud a fait d’autres déçus par la suite.

A domicile, le XV de France rêvait de remporter sa première Coupe du monde de rugby à domicile en 2023. Menés notamment par Antoine Dupont, les Bleus sont finalement tombés de très haut en quart de finale. Les hommes de Fabien Galthié avaient alors été éliminés par l’Afrique du Sud. Une défaite cruelle d’un petit point seulement. Les Sprinbocks sont ensuite allés jusqu’au bout, remportant la Coupe du monde, battant l’Angleterre en demi-finale puis la Nouvelle-Zélande en finale.

« Un moment sombre »

Comme le XV de France, l’Angleterre a perdu d’un point face à l’Afrique du Sud (16-15). En 2023, Kyle Sinckler évoluait alors avec les Three Lions. Aujourd’hui pilier de Toulon, l’Anglais a confié pour L’Equipe : « Quelle fut mon expérience la plus douloureuse ? La défaite face à l'Afrique du Sud en demi-finales de Coupe du monde (15-16, le 21 octobre 2023). Un moment sombre. Et un tournant décisif de ma carrière qui m'a décidé à venir en France. J'ai compris que je n'allais pas progresser en Premiership. Le niveau auquel je dois me confronter chaque semaine, c'est le Top 14 ».

« A Toulon, j'ai dû tout réapprendre »

Cette défaite de l’Angleterre contre l’Afrique du Sud a donc poussé Kyle Sinckler à rejoindre le Top 14 et Toulon. « À Toulon, au début, c'était très dur. Dans le Top 14, beaucoup de piliers droits pivotent pour attaquer le talonneur. On m'a appris à percuter et rester droit. Mais ça peut s'avérer négatif pour le reste du pack. Les piliers gauches adverses attaquent ton pectoral droit ou passent à l'extérieur. Bref, à Toulon, j'ai dû tout réapprendre. Et mettre mon ego de côté. En arrivant, je me disais : "Ces gars sont fous ". Je poussais avec Micka Ivaldi (talonneur), et il me répétait : "La tête, la tête, la tête ". Je ne faisais pas ce qu'il attendait de moi », a-t-il alors poursuivi.  

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