Un an après la demi-finale qui avait tourné en faveur de l’Union Bordeaux-Bègles, sacré dans la foulée champion d’Europe, le Stade Toulousain retrouve la bande à Yannick Bru ce dimanche en quart de finale de la Champions Cup. Une rencontre qui a tout d’un piège pour Antoine Dupont et ses coéquipiers selon un consultant.

L’Union Bordeaux-Bègles et le Stade Toulousain se retrouvent pour un duel franco-français en quart de finale de la Champions Cup ce dimanche après-midi (16h) au stade Chaban-Delmas. Une opposition aux airs de finale entre les deux derniers vainqueurs de la compétition, qui s’étaient déjà affrontées en demi-finale en 2024-25, avec une victoire de l'UBB (35-18). Pour Vincent Moscato, Antoine Dupont et ses coéquipiers ont beaucoup à perdre.
« Ils ont énormément à perdre »
« Je crois que celui qui a le plus à perdre, sur la suprématie, c’est Toulouse. Les autres grignotent, ils ont déjà gagné la Coupe d’Europe, ils veulent le Brennus à tout prix », a confié Moscato dans son émission sur RMC, estimant que les joueurs d’Ugo Mola, «s’ils sont contrés, ont énormément à perdre. Car on va commencer à douter, on va se dire qu’ils sont battables. »

« Les gens disent qu’ils ne vont pas passer à Bordeaux »
Le consultant a ensuite dressé un parallèle avec la Nouvelle-Zélande : « C’est comme les Blacks, quand ils sont imbattables, et tout d’un coup ils commencent à prendre 30 ou 40 points contre l’Afrique du Sud, ils viennent en Europe et ça ne va plus, c’est un peu le cas de Toulouse. En ce moment, j’écoute à droite à gauche, les gens disent qu’ils ne vont pas passer à Bordeaux, qu’ils vont même prendre cher. Certains techniciens qui m’en parlaient. »
Présent devant les journalistes ce jeudi, Ugo Mola avait comparé la rencontre du week-end à celle de la saison dernière. « C'est vrai que l'an dernier, on avait un peu cumulé. C'est peut-être ce qui nous avait servis d'excuse, d'ailleurs. Mais ce n'était pas neutre, confiait l’entraîneur toulousain. Quand tu perds le talonneur de l'équipe de France (Peato Mauvaka), le buteur qu'est Thomas Ramos, en plus des absences d'Antoine (Dupont) et d'autres, t'y laisses forcément des plumes. Après, préparer un match contre Bordeaux, ça n'est jamais simple. C'est un challenge permanent, tant ils sont brillants. La saison passée, nous étions ravis qu'ils deviennent champions d'Europe après nous avoir battus, parce que c'est toujours mieux de perdre contre le champion, même si c'est peut-être de l'ego mal placé. C'est toujours mieux de perdre contre des garçons qu'on apprécie en face, des garçons qui méritaient d'être champions. »