Tout n’est pas rose pour le Stade Toulousain, qui s’est vu infliger une lourde amende par la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby. Les quadruples Champions de France en titre sont notamment coupables d’avoir dépassé les limites fixées du salary-cap sur la période allant de 2021 à 2025.

Les supporters fêtent encore le quatrième Bouclier de Brennus, remporté par leur équipe le 27 juin dernier contre Montpellier (28-20). Mais ce n’est pas vraiment la joie du côté des dirigeants, qui ont écopé d’une amende record de 2,88M€ pour plusieurs infractions du règlement mis en place par la LNR, afin d’encadrer les budgets et masses salariales des clubs du Top 14.
« J'attendrais de mon équipe qu'elle remporte absolument tous les trophées possibles »
Depuis le 3 juillet dernier, date du verdict de la commission de discipline de la LNR, cette affaire fait énormément parler en France. Mais c’est également le cas à l’étranger, avec Chris Ashton qui a été invité à réagir sur la sanction infligée au Stade Toulousain. « Les sommes évoquées paraissent gigantesques à l'échelle du rugby. Si j'étais propriétaire d'un club et que ces chiffres étaient exacts, j'attendrais de mon équipe qu'elle remporte absolument tous les trophées possibles. Nous avons vu ce qui est arrivé à plusieurs clubs anglais. Le modèle doit rester viable sur le long terme » a expliqué l’ancien international anglais, à Casino.org.
« Malheureusement, la reconstruction financière signifie aussi que certains joueurs gagnent moins qu'auparavant »
« Nous devons proposer une compétition dans laquelle les investisseurs ont envie de s'engager, qui inspire confiance et qui ne donne pas l'impression d'être constamment menacée par des dépenses excessives » a poursuivi Chris Ashton, connu en France pour avoir porté le maillot du RCT sur la saison 2017/2018. « Malheureusement, la reconstruction financière signifie aussi que certains joueurs gagnent moins qu'auparavant, ou que les joueurs de rotation sont davantage pénalisés parce que les effectifs sont moins étoffés. C'est injuste pour eux, mais il faut bien faire des choix quelque part ».