Roberto De Zerbi a «souffert» lors de son départ : L’aveu de l’ancien entraîneur de l’OM six mois après avoir quitté Marseille
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Au mois de février dernier, Roberto De Zerbi quittait l’OM d’un commun accord avec le club, un an et demi après son arrivée. Un départ sur lequel le technicien italien, qui a depuis rebondi à Tottenham, s’est très peu, voire jamais, exprimé, mais il a avoué en avoir souffert, au moment d’évoquer le mercato de sa nouvelle équipe.

« L’Olympique de Marseille et Roberto De Zerbi, entraîneur de l’équipe première, annoncent la fin de leur collaboration d’un commun accord. » Le 11 février dernier, l’OM officialisait dans un communiqué le départ de son entraîneur, Roberto De Zerbi. Un départ conclu d’un commun accord, après une défaite à Bruges (0-3) synonyme d’élimination en Ligue des champions, suivie d’une humiliation au Parc des Princes face au PSG (0-5).

« Nous avons mené à bien 60 % de notre projet sur le marché des transferts »

Un peu plus de deux mois après, Roberto De Zerbi a remplacé Igor Tudor à Tottenham, alors menacé de relégation en Championship et qu’il a réussi à maintenir en Premier League. Jusqu’à maintenant, les Spurs ont enregistré six nouvelles arrivées cet été, notamment celles de Mateus Fernandes et Sandro Tonali. « Non, pour l'instant, non », a répondu le technicien italien, dans des propos relayés par The Athletic, lorsqu’il lui a été demandé si des joueurs sur sa liste n’avaient pas pu être recrutés par Tottenham. « Mais le marché des transferts n'est certainement pas terminé. Nous avons mené à bien 60 % de notre projet sur le marché des transferts. Et maintenant, nous avons une autre “bomba” en vue. »

« J’avais souffert lors de mon départ de Marseille »

« Sur le marché des transferts, quand je veux un joueur, je deviens comme un requin. Impossible de dire non. J’adore travailler sur le marché des transferts. Ce n’est pas une source de pression ; c’est l’un des aspects les plus agréables de mon travail, de mon métier », a poursuivi Roberto De Zerbi, avant d’évoquer brièvement son départ de l’OM. Avant son arrivée à Tottenham, les recrutements d’Andy Robertson et Marcos Senesi libres à la fin de leur contrat respectif étaient déjà fortement pressentis. « La liste des joueurs à recruter avait été établie avant mon arrivée à Tottenham. Car après Marseille, j’ai discuté avec Vinai (Venkatesham, PDG) et avec Johan Lange (directeur sportif), mais je ne voulais pas venir plus tôt, car j’avais souffert lors de mon départ de Marseille. Mais avec Johan, nous travaillions sur ce projet, ainsi, beaucoup de joueurs que vous voyez actuellement sur le terrain ont été repérés dès mars, mi-mars. Et puis, en général, quand on travaille avec les joueurs, on peut changer d’avis, peut-être en raison de leurs qualités humaines, de leur personnalité, ou encore de leurs qualités techniques, car beaucoup de joueurs sont différents de ce que j’imaginais. »

« Ce n’est pas moi qui décide si c’est 30 millions ou 40 millions »

« Au début de mon mandat, en avril, j’ai eu, je ne sais pas, un million d’entretiens individuels, et ils m’ont fait part de leur idée. Je leur ai répondu : “Oui, aidez-moi à rester en première division, et ensuite je vous aiderai à partir. Si vous ne m’aidez pas à rester en première division, vous resterez en bas du classement avec moi” », a ajouté Roberto De Zerbi. « Si vous voulez partir, parlez-en à Vinai et Johan. Parce que je ne gère pas le montant des transferts. Je peux discuter avec Vinai et Johan de la meilleure stratégie à adopter, mais ce n’est pas moi qui décide si c’est 30 millions ou 40 millions de livres sterling. Ce n’est pas mon rôle, et je ne veux pas changer de poste. C’est déjà assez difficile d’être entraîneur, et je veux rester entraîneur. »

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