Mort de Kavinsky : Collaboration avec le PSG, joueur de rugby, présent aux JO de Paris 2024… L’histoire particulière du DJ star avec le sport
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Vincent Belorgey, connu à travers le monde sous le nom de scène Kavinsky, a été retrouvé mort ce mardi soir à son domicile parisien. Figure de l’électro française, l’artiste était également lié au monde du sport avec son personnage de pilote, son amour pour le PSG mais aussi sa participation remarquée à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024.

Le monde de l'électro française est en deuil. D’après les informations divulguées par Le Parisien et Le Figaro, le DJ Kavinsky a été retrouvé mort à son domicile, dans le 18e arrondissement de Paris, ce mardi soir aux alentours de 22h30. Vincent Belorgey, de son vrai nom, était âgé de 50 ans. La piste de l'accident vasculaire cérébral (AVC) est privilégiée. Le parquet de Paris a fait savoir qu’« une enquête en recherche des causes de la mort est ouverte afin de déterminer l’origine du décès, aucun élément suspect n’ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants. »

Kavinsky a joué au rugby pendant dix ans

Figure de la french touch, le DJ était également un grand passionné de sport, et notamment de rugby. « J’adore, j’en ai fait dix ans, avait-il révélé l’année dernière dans un entretien accordé au Parisien, après avoir mixé à Paris La Défense Arena dans la foulée d’un match du Racing 92. J’ai commencé en benjamin à l’ASPTT Paris, j’ai fait l’armée et j’ai repris à l’AS Bagnolet. Je jouais avec mon petit frère, qui est venu avec moi. J’étais ailier, je suis devenu troisième ligne après avoir poussé un peu de fonte… »

Le DJ était un supporter du PSG

Natif de la capitale, Kavinsky était également un amoureux du PSG. « Je suis né à Barbès, je suis donc Parisien de cœur et supporter du PSG. On a fait des musiques pour eux », avait-il ajouté dans l’interview, tout en admettant : « Plus je vieillis et plus le foot m’emmerde. »

« Je n’ai pas de maillots. Je suis plus dans l’accompagnement de mon entourage, qui soutient Paris, avait-il précisé en 2012 auprès de So Foot. Comme mon frère qui suit l’équipe depuis longtemps, que les périodes soient bonnes ou mauvaises, de l’époque Pauleta aux années plus sombres. » A l’aube du projet QSI, le DJ avait même conseillé une star à Nasser Al-Khelaïfi : « Je suis un fan de Balotelli. Je le trouve incroyable, c’est un mutant, quoi ! Il fait penser à un iguane avec sa crête. Il va faire très mal. Il irait très bien à Paris, mieux qu’Ibrahimovic. Et puis ça fait du bien à toute l’Italie qu’il soit si bon, il a pris une stature d’homme national. » En 2015, il avait réalisé la bande-son du club pour la présentation du troisième maillot du PSG.

Un amour pour le sport automobile

Impossible également de dissocier l’image de Vincent Belorgey de celle du sport automobile. L’artiste avait participé aux Rencontres Peugeot Sport sur le circuit de Magny-Cours en 2018. L’année dernière, il s’était produit lors des concerts du Mans Classic 2025. Kavinsky, le nom de scène d’un personnage de pilote revenu d’entre les morts après un accident au volant d’une Ferrari Testarossa, s’était fait connaître mondialement avec la bande-originale du film "Drive", sorti en 2011 avec Ryan Gosling.

Une apparition restée dans les mémoires lors des JO de Paris 2024

Kavinsky avait enfin marqué les esprits lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024 en jouant un remix de son tube planétaire « Nightcall » avec Angèle et Phoenix. « Je suis très patriote… Je ne vote jamais, je conchie la politique. Mais j’aime la France. Et j’étais complètement fier de la représenter, fier des gens qui m’accompagnaient, des hommages à DJ Mehdi et Philippe Zdar, de Gojira, savourait l’an dernier Kavinsky, dans les colonnes du Parisien. Depuis, à la boulangerie, on me dit trop bien, les JO. Les gens pensent que je suis devenu millionnaire. Mais les JO c’est zéro, c’est l’esprit Pierre de Coubertin. On est juste défrayé de 190 euros. »

Le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) a salué ce mercredi « la mémoire d’un artiste qui aura contribué au rayonnement de la culture française et adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous ceux que sa musique a rassemblés. »