Zinedine Zidane demeure à ce jour une légende du football français et mondial. Idole reconnue par une majorité des fans de football, le Ballon d'or 98 a avoué en interview avoir été marquée par une personnalité en particulier dans le paysage du ballon rond. Ces derniers jours, il lui a tenu des propos plus qu'élogieux.

Une ballerine comme le surnommait David Beckham. Sa manière de manier le ballon, de le distiller et d'éliminer son vis-à-vis ont fait de Zinedine Zidane un joueur mythique qui a entre autres su marquer les esprits dans les grands rendez-vous en sélection et en club. Le champion du monde 98 a d'ailleurs battu à deux reprises en Coupe du monde une personne qui a eu le mérite de le faire « halluciner ».
«Il fallait le voir à l'entraînement. Hallucinant»
En finale du Mondial 98 et en quart de finale de la Coupe du monde 2006 (3-0 et 1-0), Zinedine Zidane a pris part à deux défaites du Brésil de Ronaldo. Entre 2002 et 2006, ils ont évolué ensemble au Real Madrid. Et fait rarissime, Zizou affirme avoir été émerveillé par le joueur qu'a été Ronaldo Il Fenomeno. A l'occasion du 80ème anniversaire de L'Equipe, Zidane a retracé plusieurs grands moments de sa carrière et sa rencontre avec Ronaldo l'a marqué à vie. « Le "Fenomeno" ! (Il s'enthousiasme) Et pas que pour moi ! Il le reste. Unique. J'ai eu la chance de pouvoir jouer longtemps avec lui, à côté de moi au Real. C'était vraiment "Le" phénomène. Tout pour lui, en plus avec la gentillesse, et il est drôle ! Tu avais envie de tout faire pour que ce soit ton copain. Mais il fallait le voir à l'entraînement. Hallucinant. Il y en a qui s'arrêtaient de jouer pour le regarder. C'était aussi beau qu'en match ».

«Il n'y avait rien à dire, qu'à regarder»
Cet émerveillement, ce besoin de regarder et d'admirer un joueur, Zinedine Zidane l'a aussi retrouvé lorsqu'il est passé de l'autre côté. Entraîneur du Real Madrid entre 2016 et 2018 ainsi que 2019 et 2021, Zizou a eu sous ses ordres quelques cadors qui l'ont ramené des années en arrière avec Ronaldo.
« C'est aussi à l'entraînement qu'on voit les très, très grands joueurs. J'ai également ressenti cette impression quand j'étais coach au Real. Je ne disais rien. Je regardais s'entraîner Luka Modric, Toni Kroos, Cristiano ou Karim (Benzema). Il n'y avait rien à dire, qu'à regarder tellement ils étaient tous doués et professionnels. Ils ne perdaient jamais un ballon. C'est ça qui m'animait aussi comme entraîneur, d'avoir le très, très haut niveau. J'ai ressenti de nouveau la flamme qui s'allumait dans le beau jeu qu'on produisait. Comme quand j'étais joueur. J'ai joué avec des joueurs extraordinaires. J'ai entraîné des joueurs extraordinaires. C'est ça aussi qui te rend meilleur ».