Lors d'un entretien exclusif accordé au 10 Sport, Fernando Torres est revenu sur son transfert et ses premiers mois à Chelsea.

Fernando, comment vous sentez-vous après une saison extrêmement compliquée en tous points? Je me sens plutôt bien, même si j’ai eu beaucoup de difficultés sur le plan physique ces derniers mois. À cause de toutes ses blessures, je crois que je peux dire aujourd’hui que cette saison fut la plus compliquée de ma carrière. Tout cela a eu des conséquences sur ma productivité sur le terrain. Il suffit juste de regarder le nombre de buts que j’ai marqué cette saison (ndlr :seulement 14 buts toutes compétitions confondues), je n’ai pas fait un bon exercice 2010-2011. C’est une saison à oublier.
Pourtant, votre première partie de saison fut plus que correcte avec Liverpool, vous avez surtout perdu pied depuis votre transfert à Chelsea… (Il coupe). Ma première partie de saison ne fut pas si bonne que cela. C’est clair que je marque quelques buts importants avec les Reds, dont un doublé face à Chelsea (ndlr : victoire 2-0 lors de la 11ème journée), mais je ne suis pas à 100% de mes capacités. En plus de cela, le club effectue un début de saison très compliqué. Une des pires premières parties de saison de l’histoire de Liverpool. C’était très difficile à vivre, mais les supporters ne nous ont jamais laissé tombé. Quand je vois la seconde partie de saison que Liverpool a effectué, je me dis que ce club ne perdra jamais son état d’esprit, son âme de combattant qui lui est si caractéristique. Ce club se relèvera toujours de ses échecs.
Revenons à votre transfert à Chelsea. Nous sommes en toute fin de mercato d’hiver et vous quittez, à la surprise générale, Liverpool alors que le club est à la peine. Comment avez-vous vécu cette transition ? Je tiens à préciser que je n’ai jamais eu de problèmes avec qui que ce soit à Liverpool. J’y ai vécu des moments extraordinaires et je n’oublierai jamais le soutien de tous les fans et de mes coéquipiers. Mais le football est ainsi fait. Je suis parti à Chelsea afin de vivre une nouvelle aventure. La proposition faite par les Blues à la direction de Liverpool a satisfait tout le monde, point final. Je n’ai pas à revenir sur ce moment de ma carrière.
Pour ne rien arranger, vous avez ensuite été la cible de quolibets et de dures critiques à cause de votre inefficacité sous vos nouvelles couleurs ( 1 seul but marqué en championnat avec les Blues)… J’ai passé quelques semaine très compliquées après mon transfert chez les Blues. Je ne me sentais pas encore à 100% de mes capacités et je traversais une période de doute. Les critiques qui m’étaient destinées étaient justifiées car je n’étais pas efficace. Vous savez, ce n’est jamais facile de se faire siffler, mais cela fait partie de la vie de tous sportifs de haut niveau. Quand on est bon, tout va bien, quand les choses vont moins bien, on est critiqué. Cela fait partie du jeu. Après, il n’est jamais facile d’arriver dans un nouveau club en plein milieu d’une saison. Il faut s’habituer aux nouveaux systèmes de jeu et à ses coéquipiers. Il faut du temps pour que les automatismes se mettent en place.
En parlant d’automatismes avec les autres attaquants du club, dont Didier Drogba, ceux-ci ont fait cruellement défaut… J’ai débarqué dans un club où les joueurs jouent ensemble depuis au moins quatre saisons. C’est normal qu’il faille du temps pour s’adapter à ses nouveaux coéquipiers. C’est à moi de faire les efforts pour m’adapter au jeu de l’équipe, et pas le contraire. Ça va venir, je ne m’inquiète pas pour ça. Didier Drogba, Nicolas Anelka, et Salomon Kalou sont des joueurs extraordinaires. L’entente est très bonne entre nous, la concurrence est saine. Je vous promets que la saison prochaine sera différente de celle-ci. Quand la « machine » tournera à plein régime, il sera très compliqué de nous battre.
Retrouvez l'intégralité de cet interview dans Le 10 Sport ce jeudi dans vos kiosques.