Lyon, face à Paris, a montré une force mentale qu'on ne lui connaissait plus. Le Paris SG, qui a fait un très bon match, peut lui avoir des regrets mais des erreurs comme celle de Sakho, à ce niveau-là, font basculer une rencontre. C’est significatif d’une formation encore fragile pour jouer le haut de tableau. Pourtant, Paris a effectué une très bonne première mi-temps. Mevlut Erding et Guillaume Hoarau ont montré que leur association était prometteuse. Le Réunionnais, surtout, a été excellent, montrant qu’avec celui qui était son meilleur buteur l’an passé, Paris peut viser un peu plus haut. D’ailleurs, malgré les défaites, on ne peut pas parler de crise à Paris, car la qualité de jeu est bien meilleure. Il faut dire que Paris n’a pas été épargné par la poisse, avec les blessures de Coupet, Hoarau… Avec un peu plus de chance et de sérieux, Paris a la qualité pour viser le top 7. Marseille, à Montpellier, est tombé face à une équipe en feu, qui pourrait bien prolonger cela jusqu’à la fin de la saison. Je ne crois pas à la thèse de l’accident. Le match à Lille a laissé des traces, et entre les Nordistes et les Héraultais, les deux matches n’avaient rien de simples. Maintenant, Marseille est dans le pétrin. Entre Montpellier, Lille, Lyon qui revient et Monaco, le peloton des poursuivants promet une sacrée bataille. Pendant cette rencontre, on peut être étonné du choix de Didier Deschamps qui n’a pas aligné Valbuena et Lucho. Sans doute le besoin de mettre un peu de fraicheur dans son onze. Mais après coup, ne valait-il pas mieux essayer de garder une dynamique en alignant une équipe qui a gagné en jouant bien ? Goethals a bien gagné une Ligue des Champions avec 13 joueurs. D’habitude, les transferts des dernières heures sont rarement des réussites. Grégory Bourillon, qui s’est engagé avec Lorient, a en revanche fait, à mon sens, un excellent choix. L’idée de le prendre maintenant, pour préparer la succession d’un Koscielny qui va peut être partir à la fin de la saison, est très bonne. Evidemment, ça va lui faire du bien, puisque l’épisode parisien a forcément du laisser des traces. Une ambiance familiale, avec un Gourcuff qui arrive à sublimer ses joueurs, c’est exactement ce qui lui fallait. Le joueur a du talent. Un talent à confirmer puisqu’au final il n’a pas énormément de matches au compteur en Ligue 1. Mais alors que partir à Paris me paraissait un choix osé et prématuré, Lorient lui ressemble, et je salue son choix. Nantes, pour sa part, n’en finit plus de sombrer. Le président Kita a beau tout faire, la mayonnaise ne prend pas. A la différence d’il y a deux ans, il n’y a pas de prise de conscience globale. Jean-Marc Furlan est arrivé, a certes une philosophie de jeu tournée vers l’offensive. Mais il y a trop de monde, trop de problèmes pour que cela tourne rond. J’ai bien peur que cette saison soit la pire que Nantes connaisse depuis de longues années. Pourtant, il y a des joueurs de qualité, mais entre la résignation d’un effectif, le manque de guerrier, et à force de lutter autant en dehors du terrain qu’à l’extérieur, la situation n’est plus tenable.
