Jeudi sortira sur Netflix une mini-série retraçant la carrière de Ronaldinho. Quelques extraits sont déjà sortis, dont un où l’ancien joueur du PSG ne veut pas citer le nom de Luis Fernandez et préfère l’appeler "l’autre". Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que l’entraîneur passé par Paris réponde au champion du monde brésilien.

« Laurent Perpère a été une figure paternelle pour moi. J'ai beaucoup de belles choses à dire sur lui. L'autre ? (Luis Fernandez) Je n'ai rien à dire (rires). » Par ces mots, Ronaldinho s’est quelque peu payé la tête de Luis Fernandez dans sa mini-série qui sort ce jeudi sur Netflix. Depuis le passage du Brésilien à Paris au début des années 2000, les relations ont toujours été compliquées entre les deux hommes, notamment car l’ancien coach du PSG avait tendance à mettre l’attaquant sur le banc, surtout lors de sa deuxième saison en France.
Luis Fernandez évoque l’hygiène de vie de Ronaldinho
Dans cette mini-série, Luis Fernandez fait partie des personnages interrogés. L’ancien coach du PSG évoque notamment l’hygiène de vie parfois douteuse du Brésilien. « Des gens qui travaillaient dans le monde de la nuit me disaient qu'il sortait faire la fête les veilles de match. Et qu'il rentrait à 6 ou 7 heures du matin, il se couchait à l'aube. » Ce sens prononcé pour la fête était l’une des raisons qui expliquaient le fait que Ronaldinho restait parfois sur le banc.

« L’autre a un nom et un prénom »
Invité à répondre à cette sortie de Ronaldinho envers sa personne dans l’After Foot, Luis Fernandez a évoqué les deux années où il a côtoyé le fantasque brésilien et il a plutôt eu des mots élogieux envers son ancien joueur. « L’autre a un nom et un prénom. Quand on a eu l'occasion de travailler avec Ronaldinho, sa première année a été fantastique et merveilleuse, c’était un garçon qui était doué, qui avait un talent énorme. À la fin de la saison, Scolari et son staff sont venus nous féliciter, nous dire merci. J’ai aussi dit souvent bravo aux joueurs qui l'ont accompagné pour ce qu’il est devenu, un champion du monde. Ensuite, la deuxième saison, l’énarque qu’on avait comme président n’avait pas la connaissance du football. On a essayé de le mettre dans les meilleures conditions pour réussir. Ces années-là, Ronaldinho avait des coéquipiers qui ont eu l’occasion de s’exprimer sur son comportement. Moi je l’ai aimé, je l'ai entraîné, c’est le plus fort que j’ai entraîné. Mais c’est vrai que la deuxième année, ses proches l’ont quitté et sont rentrés. C’était un garçon qui avait des qualités hors norme. »