En clash depuis plusieurs années avec Marie Portolano, son ancienne collègue qui avait provoqué son renvoi de Canal + suite à la diffusion de son documentaire, Pierre Ménès s’est de nouveau exprimé à son sujet. Et il ne semble pas prêt à enterrer la hache de guerre avec la journaliste...

En 2021, Marie Portolano était à l’origine du documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste, diffusé sur Canal + et qui dénonçait les comportements masculins à l’égard des femmes dans le monde du journalisme sportif. Pierre Ménès était notamment ciblé avec une séquence dans laquelle Portolano le confrontait puisqu’il aurait, quelques années auparavant, soulevé la jupe de son ancienne collègue sur le plateau du Canal Football Club. Un bad buzz qui a été fatal à Ménès, licencié par la chaine cryptée dans la foulée.
« Elle ne peut pas parler des audiences qu’elle fait… »
Sur sa chaîne Youtube, en réponse à une question concernant la récente tribune de Marie Portolano dans Libération pour dénoncer la sous-représentation des femmes parmi les journalistes accrédités sur la Coupe du monde 2026, Pierre Ménès a de nouveau clashé son ex-collègue : « Qu’est-ce que je trouve regrettable ? Qu’il n’y ait que dix femmes accréditées ou les déclarations de Portolano ? Il faut que j’arrête de dire ça… Portolano a trouvé son créneau. C’est le féminisme. Elle regrette de ne pas avoir pu déconstruire ses filles. De toute façon, c’est sûr qu’elle ne peut pas parler des audiences qu’elle fait avec ses programmes télé », lâche sèchement l’ancien consultant du CFC.
« Le foot est un sport d’hommes »
« Oui, il n’y a que dix femmes. Maintenant, est-ce qu’on pourrait parler à un moment donné de compétences et ne pas parler de sexe ? Je veux bien qu’il y ait des femmes envoyées spéciales, mais quelles sont leurs compétences ? Est-ce qu’elles en ont plus qu’un homme ? Parce que, désolé, on parle quand même d’un sport qui est pratiqué par des mecs. Pour une Margot Dumont et une Carine Galli, combien il y a de potiches que l’on met juste là parce qu’elles ont un joli sourire et un joli décolleté ? Si c’est ça qu’on veut, que ce soit des présentatrices comme en Italie ou dans des pays d’Amérique du Sud où tu as des mannequins… Bon bah pourquoi pas, mais je ne suis pas certain que ce soit ça qui fera beaucoup avancer la cause des journalistes féminines. Le foot est une sport d’hommes pratiqué par les hommes. Il est probable qu’il y ait plus d’hommes que de femmes qui soient compétents. Après, Portolano, pour ça comme pour le reste elle dit bien ce qu’elle veut », poursuit Pierre Ménès, qui semble donc toujours autant amer envers Marie Portolano.