OM - «Il avait l’embarras du choix» : Medhi Benatia raconte les coulisses du transfert d’Adrien Rabiot !
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

En septembre 2024, Adrien Rabiot décidait à la surprise de s’engager avec l’OM, deux mois après la fin de son contrat à la Juventus. Un énorme coup réalisé par celui qui était directeur du football de Marseille à l’époque, Medhi Benatia, et ce dernier a raconté comment il avait réussi à convaincre l’international français.

Son départ de l’OM, son avenir et la possibilité de rejoindre le PSG, Jonathan ClaussMedhi Benatia a évoqué plusieurs sujets lors de son passage dans l’émission The Bridge d’Aurélien Tchouameni. Celui qui vient de quitter son poste de directeur du football de Marseille a également raconté comment il avait réussi à attirer Adrien Rabiot en septembre 2024.

« J’y vais au culot »

« Adrien, quand je le ramène, le mercato est fermé et on peut faire un joker. Parce que lui est libre à ce moment-là, il n’a pas prolongé à la Juve. Il avait l’embarras du choix, pour X ou Y raisons, il n’est pas tombé d’accord. Moi, j’avais suivi tout le mercato, où est-ce qu’il allait, etc. Et écoutes, j’y vais au culot. Il y a les listes de la Ligue des champions qui sortent. Donc je me dis que ça y est, c’est fini, quoi qu’il arrive, cette année, Adrien Rabiot ne jouera pas la Ligue des champions pendant les six premiers mois. Donc moi je l’appelle, je la joue pas non plus, ça tombe bien. Je dis : “Adri, toi, t’es un joueur de Ligue des champions, moi, je ne la joue pas. Mais de toute façon, peu importe où tu signes, tu ne pourras pas la jouer. Par contre, moi, ce que je te propose, c’est d’être le cœur du projet, d’être un top joueur. On n’a pas d’argent, on est en fin de mercato, il va falloir faire des efforts. Mais moi, je veux te parler du projet.” Il me dit : “Vas-y, je t’écoute, dis-moi.” Je lui dis De Zerbi, machin, comment nous on vit le football… On se connaissait aussi avec Adri, donc ça a été plus facile et je lui dis : “Écoutes, ce qu’on fait, prends deux jours, tu réfléchis et tu m’appelles. Si tu ne veux pas, il n’y a pas de problème. Ne me prends pas pour un fou. Moi, je t’ai appelé, je sais que c’est impossible, mais je voulais quand même…” », a raconté Medhi Benatia.

« Au pire il me dit non, j’ai rien à perdre »

« Quand tu connais Adri, c’est un passionné de football, c’est un mec qui donne tout. Donc moi, quand je l’appelle, je me dis au pire il me dit non, j’ai rien à perdre. Par contre, si ça marche… Et là, il me rappelle 24 heures après. Je lui dis : “Adri, mon gros je t’avais donné 48 heures, pas 24 heures. T’es sûr que t’as bien réfléchi ?” Il me dit : “Non, non, j’ai réfléchi. Je vais te donner le numéro de la maman, appelle-la et tu peux commencer.” Je dis : “T’inquiètes pas, j’ai déjà tout. Je veux juste que tu me dises si…” Il me dit : “Non, c’est bon, moi, c’est comment tu m’as parlé football. C’est bon, je veux venir” », a ajouté Medhi Benatia. Ce dernier n’a toutefois pas hésité à s’en séparer un an plus tard, à la suite d’une violente altercation avec Jonathan Rowe. Un sujet sur lequel l’ancien directeur du football de l’OM est également revenu, expliquant qu’il s’agissait d’une vraie bagarre : « On a essayé de me dire que ça arrive souvent, mais moi, j’ai fait 20 ans de vestiaire, j’ai fait dix ans capitaine de l’équipe nationale du Maroc. Je peux te dire que j’ai eu tous les caractères que tu veux, mais je n’ai pas vu une bagarre. »

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