«Deschamps a été surpris par mon choix» : Kimpembe a dit non à la Coupe du monde et s’explique
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Sacré en 2018, Presnel Kimpembe aurait pu disputer une deuxième Coupe du monde en prenant part à l’édition 2022 au Qatar. Mais avant le début de la compétition, l’ancien défenseur du PSG, appelé par Didier Deschamps, avait préféré laisser sa place, estimant ne pas être suffisamment remis d’une blessure. Une décision très compliquée à prendre.

Parti du Paris Saint-Germain lors du dernier mercato estival, Presnel Kimpembe évolue désormais au Qatar. Désormais, l’équipe de France paraît inaccessible pour le défenseur de 30 ans, en proie à de gros problèmes physiques au cours des trois dernières années. Sa dernière sélection remonte à juin 2022, avec une opposition en Ligue des Nations face à la Croatie (0-1).

« La décision la plus compliquée de ma carrière »

Mais Presnel Kimpembe aurait pu faire son retour en Bleu quelques mois plus tard pour la Coupe du monde au Qatar. A l’époque, Didier Deschamps avait convoqué le titi du PSG, revenant d’une blessure au tendon d'Achille. Celui-ci avait finalement préféré faire une croix sur le Mondial, s’estimant hors de forme. « En 2022, je décide de ne pas faire la Coupe du monde et c’est la décision la plus compliquée de ma carrière. Didier Deschamps a été surpris par mon choix », confie Presnel Kimpembe, interrogé par Le Parisien.

« J’étais prêt à faire des sacrifices et à jouer sur une jambe, mais j’aurais volé la place de quelqu’un »

Et d’ajouter : « On avait rendez-vous à midi à Clairefontaine mais je suis arrivé dès 8 heures car je voulais en finir. Je n’arrivais pas à dormir. J’étais prêt à faire des sacrifices et à jouer sur une jambe, c’est dans mon caractère. Mais j’aurais volé la place de quelqu’un. Ça devait être MA Coupe du monde. J’étais un joueur important, j’avais porté le brassard, la compétition se passait au Qatar. J’ai dû prendre cette décision par bon sens et par humanité. »

A l’époque, le staff de l’équipe de France avait salué « l'honnêteté » du joueur, finalement remplacé par Axel Disasi dans le groupe. Les Bleus étaient allés jusqu’en finale, battus par l’Argentine. Quelques mois plus tard, Kimpembe était quant à lui victime d’une rupture du tendon d’Achille, chamboulant à jamais la suite de sa carrière. Une blessure inéluctable à ses yeux : « Je jouais avec des douleurs depuis un moment. Mais quand un joueur n’était pas apte, je me tenais quand même prêt et je jouais, même si j’avais mal. J’ai pensé à l’équipe. Si j’avais pensé à moi, j’aurais arrêté. Je sentais que j’allais avoir un problème ».

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