Mercato - OM : L'intervention décisive de la femme d'un joueur pour ce transfert, «elle m’a dit : je te suivrai toujours»
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Quand un joueur est transféré, il est bien souvent suivi par certains de ses proches et compte sur l’aval de ces derniers pour prendre sa décision. C’est ce qu’a vécu un ancien joueur de l’OM, conscient des répercussions négatives que pourrait avoir son transfert, mais qui a tout de même accepté après avoir reçu le feu vert de sa conjointe.

Six ans après son arrivée en provenance du FC Nantes, Valentin Rongier a quitté l’OM à la fin de son contrat l’été dernier pour s’engager avec Rennes. Un transfert qui, dans un premier temps, n’avait pas vraiment fait plaisir aux supporters rennais, qui l’avaient accueilli par une banderole cinglante pour son premier match au Roazhon Park : « Faire une Rongier : jeter son honneur au caniveau, perdre toute crédibilité et respect pour sa propre personne ».

« Il y avait beaucoup plus de pour que de contre »

« Quand Loic Désiré et Arnaud Pouille m’ont appelé cet été pour reconfirmer l’intérêt du Stade Rennais, parce que j’avais déjà eu des échanges, mais avec Massara quand il était là, qui était déjà intéressé. Et en fait, c’est l’OM qui avait fermé la porte et moi aussi parce que je jouais. Et puis pour moi, dans ma tête, ce n’était pas envisageable en fait, par le fait que j’étais formé à Nantes », a confié Valentin Rongier, dans un entretien accordé à Ouest-France. « Et puis quand c’est revenu sur la table l’été dernier, je fais souvent ça quand je dois prendre une décision dans ma vie, je regarde les pour, je regarde les contre, et il y avait beaucoup plus de pour que de contre. À partir de ce moment où j’avais fait cette réflexion seul, c’est là que j’ai commencé à en parler à mon entourage, notamment à ma conjointe parce qu’elle est très importante dans ma vie. Je lui ai dit est-ce que tu te sens capable d’aller à Rennes, sachant qu’on ne va pas forcément être très bien accueilli. Mais ça, c’est moi, je te promets qu’on ne te touchera pas, mais est-ce que tu te sens capable ? Elle m’a dit franchement, si tu le sens, moi, je te suivrai toujours. »

« Je m’attendais à des critiques, mais je ne pensais pas avoir une banderole comme ça »

« Je savais à quoi m’attendre. Mais je savais aussi que par ma détermination, mon professionnalisme, les gens allaient se rendre compte que j’étais là pour défendre les couleurs du Stade Rennais. Oui, je suis passé à Nantes. Oui, j’ai fait des déclarations quand j’étais plus jeune, qui faisaient partie de l’euphorie du foot, du chambrage d’un derby. D’ailleurs, je pense que tous les supporters seront tristes si Nantes descend en Ligue 2, parce qu’il n’y aura plus ce derby », a ajouté Valentin Rongier, qui ne s'attendait tout de même pas à recevoir un tel accueil de la part des supporters du Stade Rennais. « J’ai vite mis ça de côté, même si je vous avoue que ça m’a un peu piqué quand je suis arrivé, parce que je m’attendais à des critiques, mais je ne pensais pas avoir une banderole comme ça, en me disant que j’avais jeté mon honneur au caniveau. Mais c’était à moi de faire ce qu’il fallait. Je l’avais cherché aussi un peu, avec mes déclarations quand j’étais plus jeune. Maintenant, avec les réseaux sociaux, tout le monde peut tout ressortir, et ça ne m’a pas aidé. »

Articles liés