Mercato - OM : «Je ne peux pas refuser», quand Habib Beye était parti pour l’argent
Guillaume de Saint Sauveur -
Journaliste
Diplômé d’Ecole de Journalisme à Paris. Spécialisé football, et plus particulièrement sur le mercato. Fan du PSG et du Stade Français.

Nommé au poste d'entraîneur de l'OM le 18 février dernier, Habib Beye avait donc retrouvé le club de son coeur 19 ans après l'avoir quitté en tant que joueur. Une décision qu'il avait prise à contrecoeur à cette époque, mais le projet qui lui avait été proposé en Angleterre était trop conséquent sur le plan financier pour que l'ancien capitaine de l'OM ne le refuse. Explications.

Si la direction de l'OM a opté pour Habib Beye au poste d'entraîneur après la fin de sa collaboration avec Roberto De Zerbi, c'est notamment en raison de son passif au club en tant que joueur entre 2003 et 2007. Durant cette période, l'ancien latéral droit sénégalais s'était imposé comme un élément majeur et même le capitaine de l'OM, mais Beye avait fini par quitter le club pour signer à Newcastle qui lui proposait des conditions particulièrement avantageuse sur le plan salarial.

« Je ne voulais surtout pas quitter l'OM »

En 2021, dans l’émission The Big 5 sur Canal +, Habib Beye s'était confié sur les coulisses de son départ de l'OM vers la Premier League en 2007, et il évoque ses regrets : « Quand je vais à Newcastle, j'y vais parce que je veux découvrir le championnat anglais mais c'est parce que la proposition qui est sur la table, je ne peux pas la refuser. Et pourtant je ne veux surtout pas quitter mon club. Mon club de cœur c'était l'OM. Si j'avais pu finir ma carrière à l'OM je l'aurais fait. À l'OM je suis le plus gros salaire du club. Quand j'arrive en Angleterre, je touche deux fois et demi ce que je touchais à l'OM et je deviens un salaire moyen de Premier League. Et à 30 ans je ne peux pas le refuser », confie l'entraîneur de l'OM, qui ne pouvait pas se permettre de refuser le gros contrat que lui offraient les Magpies à l'époque.

« J'ai fait un choix financier »

« J'ai un contrat de cinq ans. Quand Sam Allardyce est posé devant moi et me dit « je te veux à tout prix » et qu'à chaque proposition, ça monte de 10 000, j'ai l'impression d'être au casino. C'est comme si j'appuyais sur un bouton et à chaque fois que je dis non, il reprend un papier et il réécrit. Je dis « Non ! ». Il me dit : « bah toi, écrit ce que tu veux ». Et à un moment donné j'ai la folie de dire OK, donc je le prends au mot et j'écris ce que je veux. Je mets un salaire énorme. Il dit « deal done » et il part de chez moi. Je m'en rappellerais toujours, c'était dans ma maison à Aix-en-Provence. Il part, il va à Monaco, il repart là-bas à Newcastle et il dit à mes agents, « je le veux à tout prix. Donc quoi qu'il arrive on mettra le prix qu'il faut ». Et je décide de partir car financièrement et à l'époque on est tous partis car il faut se rappeler qu'à l'époque, la livre est à 1,40 par rapport à l'euro. Ça veut dire que quand vous aviez, en gros, 100 000 pounds, vous l'envoyez en France c'est 140 000 euros. Quand vous faites cette balance-là, l'addition est vite faite et j'ai fait un choix financier et je n'ai pas peur de le dire », précise Habib Beye sur son départ de l'OM.

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