L'OM s'est offert quelques folies sur le marché des transferts depuis le début de son histoire, et ce fut notamment le cas à la fin des années 90 lorsque le club phocéen avait déboursé une somme record pour l'époque dans le football français pour enrôler un grand espoir. Et ce joueur en question revient sur son transfert à l'OM.

Les faits remontent au mois de juillet 1999, alors que l'OM sortait d'une grosse saison au cours de laquelle il a lutté jusqu'à l'ultime journée de championnat pour le titre (finalement remporté par Bordeaux) et disputé une finale de Coupe UEFA (perdue contre Parme, 3-0). La direction du club n'avait pas hésité à s'offrir une folie à 10,5M€, un record à cette époque-là sur le marché français, pour enrôler un jeune milieu de terrain très prometteur en provenance du RC Lens : il s'agit de Stéphane Dalmat, qui débarquait donc à l'OM plein d'ambitions.
« J’ai eu beaucoup de transferts »
Interrogé sur RMC en octobre 2026, Dalmat évoquait son parcours un peu atypique : « Je n’ai pas fait de centre de formation. Je n’ai pas été formaté (sic), j’ai été tout de suite mis sur le fait accompli. J’ai eu beaucoup de transferts en l’espace de quatre ans. Quand tu changes de club tous les ans, tu n’as pas de stabilité. Quand je suis parti de l’Inter, j’étais un peu dans le trou et j’ai enchaîné d’autres clubs, comme Toulouse, Tottenham, Bordeaux… Je n’ai pas eu la continuité, je n’ai pas non plus eu l’entourage ni les bonnes personnes à cette époque-là pour bien me conseiller et me dire de prendre mon temps, de ne pas aller trop vite, notamment quand j’étais à Lens », indique l'ancien milieu de terrain, qui se livre ensuite sur sa signature à l'OM en 1999.

« Qui refuse Marseille ? »
« J’aurais aimé qu’on me dise de rester à Lens une deuxième saison pour confirmer, plutôt que de faire un gros transfert à Marseille. Mais bon, après, qui refuse Marseille ? Quand tu as 19 ans, à l’époque c’était 70 millions de francs, le record français, c’est dur de refuser. Surtout quand tu es petit, Marseille, c’était le club du peuple, c’était toujours l’OM, même si le PSG faisait aussi rêver. L’Olympique de Marseille, c’était quelque chose », poursuit Stéphane Dalmat.