Il y a deux ans de cela, Jonathan Clauss s’est retrouvé dans une posture délicate à Marseille. Après avoir estimé auprès de Medhi Benatia que l’OM ne pouvait pas poursuivre ainsi avec Gennaro Gattuso, le joueur de l’OGC Nice a vu la foudre s’abattre sur lui pendant plusieurs mois avec un acharnement de ses anciens dirigeants dans les médias. Il a vidé son sac sur beIN SPORTS.

L’Olympique de Marseille a pris la décision de se séparer de Jonathan Clauss à l’été 2024 après quelques mois de brouilles entre le défenseur français et les dirigeants marseillais. A commencer par l’interview assassine de Medhi Benatia, ex-directeur du football du club phocéen, pour Canal+ où le professionnalisme de l’arrière latéral était remis en cause. C’est à l’OGC Nice que Clauss a rebondi. Et près de deux ans après les faits, le principal concerné est sorti du silence sur le plateau de beIN SPORTS.
«Tout ce qui s’est dit a été amplifié, tout ce qui a été fait pour que je parte a été calculé»
A l’occasion de l’émission The Big Show animée par Nico Colombien en cette période de Coupe du monde, Jonathan Clauss a pris la parole après qu’un abonné lui ait demandé s’il regrettait la fin de son histoire avec l’Olympique de Marseille. « Je regrette ma fin à l’OM. Le pire, c’est que je la regrette parce que ce n’est pas de ma faute. Tout ce qui s’est dit a été amplifié, tout ce qui a été fait pour que je parte a été calculé. Tout le monde était content d’être là et engagé dans le club. Quand Medhi Benatia arrive, on discute. Je lui dit : ‘écoutes Medhi, tu veux savoir quels sont les problèmes ? Je pense qu’avec Gattuso, on y arrivera pas. On bosse beaucoup, mais pas de la bonne façon. On fait des séances de deux heures, mais tu sors en ayant l’impression de n’avoir rien appris’. Il me dit qu’il va aller discuter avec le coach ».
«Le vestiaire m’a soutenu, Valentin Rongier s’est battu à la mort pour que je finisse au moins la saison»
« Trois jours après, on dit que je sors sur blessure parce que je mens. Sur le coup, je me demande pourquoi on m’en mets plein la gueule comme ça ? Parce qu’eux-mêmes avaient dit qu’ils voulaient s’engager longtemps avec Gattuso, que c’était difficile pour moi avec lui parce que je pensais le football autrement. Ils l’ont vu comme un affront : on ne peut pas dégager Gattuso donc on va dégager Jo. Et ça a été fait de plein de mensonges. Le vestiaire m’a soutenu, Valentin Rongier s’est battu à la mort pour que je finisse au moins la saison. Ça ne s’est pas terminé de la bonne façon parce que mon image a été salie auprès des gens alors que tout était faux. Mais comme tu es à Marseille et que dans ces moments là tu n’as pas de droit de réponse parce que sinon on va te dire que tu te plains et que tu te bats contre l’institution. Mais pas du tout, juste à un moment donné il faut que la vérité soit dite », a poursuivi Jonathan Clauss dans ces révélations croustillantes sur les dessous d’une rupture non assumée par l’OM au vu de sa communication sur cette affaire.
«J’ai pris des coups de pression en sous-marin»
Pour finir, Jonathan Clauss a confié à Nico Colombien que la goutte d’eau qui a définitivement fait déborder le vase a été la nomination de Roberto De Zerbi au poste d’entraîneur et ses déclarations dans la presse à ce sujet en marge de l’Euro 2024. « Je me voyais tellement pas partir. Je ne m’y attendais pas vraiment. Quand j’étais avec l’équipe de France à l’Euro 2024, j’ai une interview là-bas, on me demande ce que ça me fait que De Zerbi soit le nouveau coach de Marseille. Je dis que c’est bien, ça peut rebattre les cartes. J’aurais jamais dû dire cette phrase. Pour moi, c’était d’attendre de voir ce que dit le nouveau coach, mais je n’ai jamais eu de discussions avec lui. Par contre j’ai pris des coups de pression en sous-marin en mode ‘pour qui tu te prends, qu’est-ce que tu dis, t’as pas à faire ça’ ».