Mercato - OM : «À deux doigts du coup de tête», le faux transfert qui a viré à l’altercation !
Guillaume de Saint Sauveur -
Journaliste
Diplômé d’Ecole de Journalisme à Paris. Spécialisé football, et plus particulièrement sur le mercato. Fan du PSG et du Stade Français.

L’OM a toujours été un club qui déchainait les passions, et ce n’est certainement pas cet ancien joueur du club phocéen qui vous dira le contraire. Il révélait il y a quelques mois en interview son début de bagarre avec Rolland Courbis, son entraîneur de l’époque, qui souhaitait l’envoyer loin de l’OM dans le cadre d’un transfert.

Les faits remontent en janvier 1999, alors que Rolland Courbis était à cette époque l’entraîneur de l’OM. Le club phocéen vit une belle saison sur le plan sportif (bilan : 2e de Ligue 1 et finaliste de la Coupe UEFA), et pourtant,, le coach marseillais souhaite se séparer de l’un de ses attaquants de renom en pleine période de mercato hivernal : Christophe Dugarry. En décembre dernier, juste après l’annonce du décès de Rolland Courbis, l’ancien attaquant de l’OM et de l’équipe de France révélait sur RMC cette altercation en raison d’un transfert avorté à la Juventus Turin durant cette période.

« Rolland insiste pour que je signe là-bas »

« On est au vert à Fuveau à l’époque, à côté d’Aix en Provence, et la veille de match il me dit que je vais signer à la Juventus de Turin. Je viens d’avoir mon premier enfant, né au mois d’octobre, je suis installé à Marseille, on vient d’être Champions du Monde six mois avant… Je suis bien à Marseille, tout se passe bien, je suis tranquille, je suis enfin assez stable après mes passages à Milan et Barcelone qui n’ont pas été concluants. Je ne veux pas partir à la Juve, j’appelle Zizou et je lui demande comment ça se passe, s’il va rester. Il me dit que dans six mois il s’en va… Rolland insiste pour que je signe là-bas », révèle Christophe Dugarry, qui a refusé de quitter l’OM et en est presque venu aux mains avec Rolland Courbis pour cette saison.

« C’était un face à face, nez à nez. C’était limite »

« Je dis que je ne veux pas y aller là-bas, dans le brouillard… J’ai enfin un peu de stabilité. Il me dit ‘de toute façon, tu n’as pas le choix, j’ai déjà trouvé ton remplaçant, c’est Bruno Rodriguez’. Je me suis enfermé dans la chambre. Mais il me dit ‘l’avion est parti de Turin avec le directeur sportif, tu pars, ça y est, c’est réglé’. Je lui dis que je ne pars pas, et je me bloque dans la chambre. Je ne donne plus de nouvelles, je ne réponds à rien. A l’arrivée, je ne pars pas, j’arrive à tenir le truc, et ils vont signer Thierry Henry quinze jours après, où ça se passe moyen. C’était Rolland, qui n’était parfois pas qu’entraineur. Cela fait partie des grosses colères. C’était un face à face, nez à nez. Ça a été compliqué, c’était limite. Imagine Rolland avec sa gouaille, et moi qui lui dis que je ne vais pas partir… On était à deux doigts du coup de tête, c’était vraiment très chaud », poursuit l’ancien attaquant de l’OM.

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