Chaque année, le mercato connaît son lot de rebondissements et de transferts avortés. C’est ce qui est arrivé avec cet ancien joueur de l’OM, refusant de partir à l’étranger malgré l’insistance de la direction de l’époque. Il y a quelques années, il était revenu sur ce dossier.

C’est un dossier qui rappellera peut-être quelques souvenirs aux supporters de l’OM. A l’été 2008, une année seulement après son arrivée en provenance de l’AS Monaco, Gaël Givet était poussé vers la sortie par la formation phocéenne, en discussion à l’époque avec le Panathinaïkos, prêt à lâcher environ 3 millions d’euros pour l’international français. Une offre qui convenait alors à l’OM, mais pas au joueur.
« J'ai répondu : "Bah non, je ne pars pas" »
« Marseille voulait à tout prix m'envoyer au Panathinaïkos, s’était souvenu Gaël Givet en 2019, dans un entretien accordé à L’Équipe. On m'a appelé pour me dire : "L'avion est prêt, tu pars en Grèce demain matin." Je n'étais au courant de rien. J'ai répondu : "Bah non, je ne pars pas." "Mais tout est bouclé, ici tu ne joueras plus, c'est terminé, tu es bien sûr ?" Je n'ai plus joué à l'OM. Ça a duré six mois. Mais ça m'a permis d'attendre et de vivre une expérience incroyable à Blackburn pendant quatre ans et demi. »

« Les premières saisons ont été magnifiques, mais la dernière année a été dure »
Mis de côté par Eric Gerets, Gaël Givet avait en effet rejoint Blackburn dans le cadre d’un prêt de six mois, avant de s’y engager définitivement. En 2015, il était revenu sur cette expérience anglaise qui s’était terminée sous haute tension. « Les premières saisons ont pourtant été magnifiques. Mais la dernière année a été dure, confiait-il dans les colonnes du Parisien. La direction du club avait changé. Certains mecs dans le groupe ne pensaient qu'à leur gueule et s'en prenaient aux joueurs étrangers. J'ai mal vécu cette injustice. Surtout quand je voyais un type de 33 ans « pourrir » des mômes de 17 ans alors que c'était injuste ; j'ai craqué. Lors d'un match contre Charlton en 2013, je suis rentré aux vestiaires à la pause et j'ai enlevé mon maillot. Car si je reprenais le match, j'allais frapper un coéquipier sur la pelouse... »