Lyon commence a avoir peur
La rédaction

Accrochés à Boulogne (0-0), les Lyonnais avaient déjà la tête à Madrid, où ils joueront mercredi leur 8e de finale retour en Ligue des Champions. Le tableau ramené du Nord, conjugué aux nouvelles venant d'Espagne, ne sont guère rassurantes.

Un niveau de jeu terne Avant le match aller contre le Real Madrid, l’Olympique Lyonnais avait fait le plein de confiance en gagnant, même petitement, à Gerland devant Lens (1-0). Samedi, ce n’a pas été le cas à Boulogne. Surtout en première période, avec un jeu terne, peu d’accélérations dans la moitié de terrain nordiste et un jeu trop souvent dos au but. «On n’a pas été très présent en première mi-temps. On a été un petit peu apathiques. On a manqué d’agressivité et l’équipe de Boulogne a eu des occasions sur des contres», confirme Claude Puel sur le site officiel des Gones.

Lisandro Lopez blessé Si le jeu des Lyonnais a été plus consistant en seconde période, il le doit aux entrées conjuguées de Cesar Delgado et Lisandro Lopez, avec un passage en 4-4-2. Malheureusement pour le second, il s’est plaint d’une douleur dès la fin du match. Et malheureusement pour Lyon, il n’est pas le seul : «Aly Cissokho, Michel Bastos et Lisandro sont touchés. Lisandro se plaint du mollet donc ce ne sont pas des nouvelles rassurantes. Il faudra attendre. Madrid est en même temps le match de tous les dangers et aussi de toutes les espérances», avoue un Jean-Michel Aulas inquiet. Inquiétude d'autant plus grande que plus tôt dans la semaine, l’infirmerie affichait déjà complet. «On n’a pas pu travailler correctement, c’est dur de s’entraîner à quatre ou cinq», précise Puel.

La «fusée»Real a décollé De l’autre côté des Pyrénées, les nouvelles sont plutôt inquiétantes. Le Real Madrid a pris la tête de la Liga à la faveur de sa victoire sur le FC Séville (3-2). Menés 2 à 0, les Merengue ont affiché des qualités mentales insoupçonnées pour l’emporter. «En second période, le Real m’a fait penser à une fusée. Cette équipe-là est électrique, avec des joueurs puissants, rapides et très adroits dès lors qu’il s’agit de jouer dans la verticalité. C’est le meilleur Real que je n’ai jamais vu», admet même Manolo Jimenez, entraîneur du club andalou.

Lyon, toujours éliminé à l’extérieur Les hommes de Manuel Pellegrini, dont le coaching a été décisif avec les entrées de Guti et Van der Vaart, affichent 13 victoires en 13 matches joués cette saison à Santiago-Bernabeu. Ces chiffers contrastent avec ceux qui collent à l’OL. Depuis leurs premiers pas en Ligue des Champions, les Rhodaniens ne se sont jamais qualifiés en jouant le match retour à l’extérieur ! C’est arrivé quatre fois, pour autant d’éliminations : face au Milan AC, au PSV Eindhoven, au FC Barcelone et contre Manchester United. La seule fois où l’OL a réussi, c’était en début de saison lors du tour préliminaire à Anderlecht.