PSG - Mbappé, Neymar, Messi… Un ancien coéquipier confirme le problème que tout le monde avait remarqué
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Durant deux années, le Paris Saint-Germain a pu compter sur Kylian Mbappé, Neymar et Lionel Messi pour son attaque, un trio qui n’a pas permis au club de la capitale d’aller remporter la Ligue des champions. Présent dans l’effectif à l’époque, Juan Bernat reconnaît que cet alignement de stars n’était pas simple à gérer pour l’entraîneur en poste.

Après avoir mis la main sur Kylian Mbappé et Neymar en 2017, le Paris Saint-Germain a complété son attaque en 2021 avec le recrutement de Lionel Messi, parti libre du FC Barcelone. Sur le papier, le club de la capitale disposait alors du meilleur secteur offensif de la planète, et peut-être même de l’histoire du foot. Ce qui n’a pas suffit à briller sur la scène européenne, avec deux éliminations consécutives dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Présent au PSG à l’époque, Juan Bernat est revenu sur la présence de la MNM dans la capitale.

« Ce n’est pas simple de gérer un tel effectif »

« C’était un vestiaire, dans l’ensemble, assez normal, même s’il n’est évidemment pas habituel d’avoir autant de superstars ensemble, s’est souvenu l’ancien latéral gauche du PSG, interrogé par Le Parisien. Malgré tout, les relations étaient bonnes. Ce furent deux années durant lesquelles l’objectif principal, gagner la Ligue des champions, n’a pas été atteint, et nous ne sommes pas allés en finale non plus, ce que les gens attendaient le plus. Mais au-delà de cela, ce fut une grande expérience. Partager le vestiaire avec ce type de joueurs est un plaisir. L’un d’eux, même le meilleur de l’histoire, et d’autres très proches de ce niveau. »

Si la cohabitation entre les joueurs ne semblait donc pas problématique, cela fut en revanche différent pour les deux entraîneurs passés sur le banc de touche à l’époque, Mauricio Pochettino et Christophe Galtier. « Peut-être que l’entraîneur a eu des difficultés, car avec autant de talent balle au pied, ajuster tactiquement sans ballon est plus compliqué, admet Juan Bernat. Dans tous les cas, c’était la responsabilité de l’entraîneur, et ce n’est pas simple de gérer un tel effectif. Sa situation était complexe à ce niveau. Au-delà de cela, je ne peux pas dire grand-chose de plus. »

« Quand tout le monde ne travaille pas de la même manière sans ballon, tout devient beaucoup plus difficile »

Juan Bernat reconnaît néanmoins qu’il aurait été très compliqué d’aller au bout en Ligue des champions avec un trio offensif qui ne participe pas aux tâches défensives. « Oui, c’est compliqué aujourd’hui. Au plus haut niveau, en Ligue des champions, en quarts ou en finale, il est essentiel que les onze joueurs fonctionnent comme une véritable équipe, ajoute celui qui évolue aujourd’hui à Eibar (D2 espagnole) Quand tout le monde ne travaille pas de la même manière sans ballon, tout devient beaucoup plus difficile. On peut compenser avec un joueur, avec deux c’est déjà compliqué, avec trois c’est quasiment impossible. »

Articles liés