Ce vendredi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a confirmé le renvoi d’Achraf Hakimi devant une cour criminelle pour des faits de viol présumé remontant à février 2023. De quoi susciter l’incompréhension au Maroc, où l’on défend vivement le défenseur du PSG.

Accusé d'avoir violé une jeune femme en 2023, Achraf Hakimi a appris vendredi, à quelques heures du deuxième match du Maroc à la Coupe du monde contre l'Écosse (1-0), l'ouverture d'un futur procès. « La multitude des éléments à décharge révélés par l’enquête et l’information judiciaire aurait, dans n’importe quelle autre affaire, conduit au prononcé d’un non-lieu, a réagi Me Colin, l’avocate du latéral droit du PSG. La défense d’Achraf Hakimi déplore qu’il n’ait pas été tiré les conséquences des contradictions et mensonges de la partie civile, de ses dissimulations à l’autorité judiciaire, de ses obstructions à la manifestation de la vérité et encore de ses expertises psychologiques actant son ambivalence et son absence de lucidité sur les événements qu’elle a dénoncé. C’est désormais avec impatience que Monsieur Achraf Hakimi attend son procès pour pouvoir enfin s’exprimer publiquement sur l’accusation fausse dont il est l’objet. »
« C’est l'image du foot marocain qui est touchée »
Au Maroc, l’affaire est évidemment suivie de près et suscite l’incompréhension des habitants. « On ne comprend pas pourquoi ça arrive aujourd'hui (vendredi) avant un match. Chez nous, c'est la star par excellence, c'est l'image du foot marocain qui est touchée. Il fait front, c'est un garçon très bien élevé, on l'aime énormément au Maroc », réagit Amine Raad, journaliste pour le Matin, interrogé par L’Équipe.
« Le public considère que c'est une attaque contre Achraf Hakimi »
Une autre personnalité des médias au Maroc va même plus loin. « Pour nous, c'est simple, le pays considère que c'est une conspiration. Le public considère que c'est une attaque contre lui, dénonce-t-elle. Chez nous, on n'attache pas trop d'importance à ça, on a vu ça avec Dani Alves le joueur brésilien finalement innocenté après quatre ans. C'est le prix de la réussite. »
De son côté, Achraf Hakimi attend « avec impatience » son procès pour donner sa version des faits : « La justice m’a regardé dans les yeux et m’a dit : « Si vous n’étiez pas connu, il n’y aurait jamais eu d’affaire. » J’ai choisi de me taire pendant des années. J’ai pensé que rester digne, être patient et faire confiance à la justice permettrait que les bonnes décisions soient prises. Aujourd’hui, une histoire qui n’est pas la mienne est racontée au détriment de ma famille, de ma vie et surtout de la vérité. J’ai parfois le sentiment d’être devenu une cible facile. J’attends ce procès depuis le premier jour. Et je l’attends désormais avec impatience. Enfin, je pourrai parler. »