Parti du Paris Saint-Germain l’année dernière, Presnel Kimpembe a vécu de grands moments au sein de son club formateur. Le 8e de finale aller de la Ligue des champions face au FC Barcelone en 2017 fut l’un des premiers, permettant au défenseur de se révéler aux yeux de l’Europe.

Formé au PSG, Presnel Kimpembe est rapidement devenu l’un des chouchous des spectateurs du Parc des Princes. La carrière du titi a basculé un soir de février 2017, à 21 ans, lorsque l’entraîneur de l’époque, Unai Emery, décida de l’aligner d’entrée face au FC Barcelone en 8es de finale aller de la Ligue des champions. Kimpembe s’était alors montré impérial dans cette victoire marquante du PSG (4-0), trois semaines avant le match retour cauchemardesque (1-6), un souvenir marquant pour lui.
« Au début, je ne savais pas que j’allais jouer »
« Au début, je ne savais pas que j’allais jouer, a révélé Presnel Kimpembe, interrogé par Le Parisien. Je pensais que le coach (Unai Emery) allait mettre Serge Aurier dans l’axe avec Marqui. Mais je m’étais dit : bon, si Serge a un problème, peut-être que ça sera moi. Donc je commence à rêver du match. Et à force d’y penser toute la journée, la nuit on en rêve. Mais dans mon rêve le match n’était pas aussi bien que la réalité (rires). La veille, le soir, le team manager toque à la porte de chambre et me dit : le coach veut te voir. Je me dis : bon, s’il veut me voir, c’est que ça va être une bonne nouvelle. J’arrive dans sa chambre, je toque, il me dit : Rentre, assieds-toi. Comment tu te sens ? Bien. Tu veux jouer ? Oui. Eh bien demain tu vas jouer. Je n’ai pas montré d’expression. Je suis parti dans ma chambre et là, je me suis fait tous les films du monde. Je ne voulais pas le dire à ma famille, je ne voulais pas qu’ils expriment trop leur joie et que ça me mette la pression. Je voulais qu’ils aient la surprise. »
« Ce match, c’était la propulsion la plus fulgurante possible »
« Messi, Neymar, Suarez… C’était chaud ! Mais Dieu merci, j’ai fait ce match qui était trop bien, poursuit l’ancien joueur du PSG, parti l’été dernier. J’avais des exigences, j’étais prêt. Mais le public ne me connaissait pas, tout le monde s’est dit : c’est qui ? Pourquoi on le met lui ? À l’arrivée, ça s’est bien passé. Ce match, c’était la propulsion la plus fulgurante possible. Il m’a mis sur le devant de la scène. J’ai assumé mon rôle et tout le monde a pu me connaître un peu plus. »