Neuf buts. La demi-finale aller de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich (5-4) a tenu toutes ses promesses ce mardi soir au Parc des Princes. Après la rencontre, Bixente Lizarazu a livré son analyse, pointant du doigt deux joueurs de Luis Enrique.

Le spectacle était au rendez-vous ce mardi au Parc des Princes avec la victoire du Paris Saint-Germain sur le Bayern Munich (5-4). Si les attaquants ont répondu présents, les défenseurs se sont montrés davantage en difficulté de part et d'autre. Pour Bixente Lizarazu, deux joueurs de Luis Enrique ont particulièrement souffert face aux Bavarois.
« Les deux moins bons ont été Marquinhos et Nuno Mendes »
« Pour moi, les deux moins bons ont été Marquinhos et Nuno Mendes. Mendes a souffert contre Michael Olise, qui a été excellent. Et Luis Diaz a aussi été très, très bon et a beaucoup fait souffrir Marquinhos. En un contre un, le capitaine du PSG s'est complètement fait avoir par Luis Diaz (sur le 4e but du Bayern, 68e), et il a été pris sur le premier but d'Olise (41e). C'était un match d'attaquants, ce n'était pas un match de défenseurs », analyse le champion du monde 1998, dans les colonnes de L’Équipe.

« Les défenses ont failli des deux côtés »
« Il me semble que Luis Enrique avait dit en conférence de presse d'avant-match que la différence se ferait sur les défenses. Là, elles ont failli des deux côtés. Mais c'est aussi parce qu'il y a un talent incroyable devant à Paris comme au Bayern », poursuit Bixente Lizarazu qui a, comme tous les observateurs, apprécié le spectacle proposé par les 22 acteurs : « On n'est pas loin d'avoir vu le match de l'année ! Concernant le Bayern, il y a le choix de Vincent Kompany d'attaquer et de beaucoup s'exposer. La première période, c'était vraiment un combat de boxe. Chaque équipe se rendait coup pour coup. En seconde, c'était peut-être le moment de calmer le jeu, mais le Bayern continuait de prendre des risques et de s'exposer. (…) J'ai préféré la première période, parce que c'était de la boxe. Chacun a pris des coups de poing et a été capable d'en remettre. Il y a vraiment eu une grosse intensité. C'était particulièrement équilibré, alors que la deuxième mi-temps était assez paradoxale. On est soudain passé à une tempête et le Bayern s'est vu mené 5 à 2. Mais à un moment où Paris était ultraconfort, le Bayern est revenu. On a vu ce que Paris est capable de faire : créer une tempête chez son adversaire. Mais le Bayern a montré son énorme force mentale. »