Avant même l'arrivée du Qatar, rejoindre le PSG était un objectif à réaliser dans une carrière pour beaucoup de joueur. Il était ainsi difficile de dire non au club de la capitale. Le fait est que pour certains, après avoir signé, la découverte de la réalité à Paris a été très dure et ça aurait même pu virer à la catastrophe.

Aujourd'hui consultant sur BeIN Sports, Daniel Bravo a porté le maillot du PSG au cours de sa carrière joueur. C'est ainsi 1989 qu'il avait alors rejoint le club de la capitale en provenance de l'OGC Nice. « Que représentait le PSG à mon arrivée ? Pour moi, c'était d'abord un grand club. Je partais de Nice après avoir joué à Monaco et j'avais l'impression de franchir un palier. Je m'imaginais des choses. Pour moi le PSG c'était Dahleb, Susic, le Parc, je m'imaginais de grandes infrastructures », confiait Bravo dans un entretien au Parisien en 2020.
« Je suis tombé des nues »
Mais voilà qu'en débarquant au PSG, Daniel Bravo n'a pas vraiment vu ce à quoi il s'attendait. En effet, dans la suite de son interview, l'ancien Parisien faisait savoir : « Ce qui m'a surpris c'est le décalage avec ce que j'ai découvert. On s'entraînait avec des tenues dépareillées par exemple, je suis tombé des nues. On lavait nous-mêmes nos affaires à la maison. En plus cela ne se passait pas très bien avec l'entraîneur Tomislav Ivic, ce n'est pas du tout ce que j'avais imaginé. Heureusement j'étais pote avec Christian Pérez donc c'était bien. Par rapport à ce que représentait le club dans mon esprit, le titre de 1986 qui était tout frais encore, le fait d'arriver dans la capitale, j'imaginais un truc clinquant. Alors lorsque je découvre les petits baraquements du camp des Loges, ça a été un choc ».

« J'ai même pris un coup de jus sous la douche »
Alors que les infrastructures du PSG sont aujourd'hui exceptionnelles, ce n'était donc clairement pas le cas à l'époque de Daniel Bravo. Ce qui aurait pu lui être fatale. « La première année, j'ai même pris un coup de jus sous la douche! Heureusement, l'eau s'est arrêtée car c'était un bouton-poussoir. J'étais tout seul, je me suis retrouvé par terre. Lorsque j'ai pu sortir pour prévenir les autres, j'étais tout blanc. Et Guy Adam, le coordinateur sportif, m'a regardé en me disant : « Ça va tu n'es pas mort » », révélait-il.