Quand Habib Beye est rappelé à l’ordre à l’OM : Il a pris cher à cause de… Zinedine Zidane !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Comme il l’avait rêvé, Habib Beye a profité de la crise qui régnait à l’OM pour faire son retour dans la cité phocéenne comme entraîneur. Il y a vingt ans, l’ancien international sénégalais portait le maillot phocéen et avait notamment croisé la route de Zinedine Zidane. Un moment compliqué pour lui et son club.

De retour à l’OM comme entraîneur, en lieu et place de Roberto De Zerbi, Habib Beye connaît bien l’environnement phocéen pour y avoir évolué entre 2003 et 2007. Là-bas, l’ancien international sénégalais a tout connu ou presque, notamment de grandes affiches de Ligue des champions comme ce fut le cas en ce 16 septembre 2003, lorsque l’Olympique de Marseille affrontait le Real Madrid (2-4). Une rencontre difficile pour Habib Beye, rappelé à l’ordre pour son entraîneur Alain Perrin.

« C’est lui qui prend parce que c'était le plus jeune »

« Mon plus gros coup de gueule ? Dans le vestiaire du Bernabeu, à la mi-temps de Real-OM avec Habib Beye contre les Galactiques, avait récemment confié Alain Perrin dans les colonnes de L’Équipe. C’est lui qui prend parce que c'était le plus jeune, alors qu'il n'était pas le fautif... Il avait une consigne précise : marquer Zidane. Et Steve Marlet, notre ailier droit, devait prendre Roberto Carlos qui montait beaucoup dans son couloir. Mais à chaque fois, Steve disait à Habib de le prendre ! Et qui prend Zidane alors ? Résultat : on a pris le bouillon avec Zidane ».

« C’est le pauvre Habib qui a pris »

« Les choses étaient pourtant claires avec Steve avant le match... sinon je pouvais mettre un milieu à sa place, mais je voulais garder sa qualité offensive... Il n'a pas fait le boulot (remplacé à la 38e par Pascal Johansen). Et, à la pause, c'est le pauvre Habib qui a pris... Steve était un joueur important dans le vestiaire. Un entraîneur doit composer avec le statut des joueurs », avait conclu Alain Perrin.

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