Ancien adjoint d'Habib Beye au Red Star, Pierre Sage a connu une ascension bien plus rapide que celle de son ancien collègue. Mais l'actuel coach du RC Lens n'est pas inquiet pour celui qui devrait quitter l'OM. Il donne même le projet qui conviendrait parfaitement à Habib Beye à l'avenir.

Entre un passage compliqué au Stade Rennais et quelques mois catastrophiques à l'OM, Habib Beye connaît un début de carrière d'entraîneur mouvementé au plus haut niveau. C'est tout l'inverse pour son ancien adjoint au Red Star, un certain Pierre Sage, qui avait redressé l'OL avant de qualifier le RC Lens pour la Ligue des champions, en remportant même la première Coupe de France de l'histoire des Sang-et-Or. Mais Pierre Sage est convaincu qu'Habib Beye va rebondir, et il explique même le genre de clubs qui lui conviendraient.
Pierre Sage défend Habib Beye
« Le choix de Beye de signer à l'OM ? Déjà, on lui a posé la question de savoir s'il voulait venir. Je pense que c'était son rêve. C'est le jeu des opportunités. Le timing n'est peut-être pas forcément le bon, au vu de ce qui se passe, mais, malgré tout, ils n'étaient pas dans une situation catastrophique non plus. Les deux objectifs étaient encore atteignables, donc il y est allé. Je pense que pour lui c'était une grande fierté de signer à l'OM, et c'est peut-être pour ça aussi que son mood a évolué, avec toute cette pression. J'aimerai bien le voir dans un milieu sain », lâche-t-il dans l'After Foot sur RMC, avant de poursuivre.
«J'aimerai bien le voir dans un milieu sain»
« Pourquoi la carrière d'Habib Beye en tant qu'entraineur ne prend pas ? On ne peut pas analyser les trois périodes la première à Rennes, la deuxième à Rennes et celle à Marseille de la même manière. Pour moi, la première à Rennes, ça prend. La deuxième à Rennes, ça ne prend pas, mais il y a une forme d'attentat en interne. Et à Marseille, ça s'est joué en trop peu de temps, dans un contexte qui n'était pas bon non plus. Si je pense qu'il est mort en France ? Non. J'aimerai bien qu'on le laisse un peu respirer et travailler, dans un contexte où il soit tranquille. Et qu'on arrête de dire : "l'ancien consultant", qu'on respecte le fait que ce soit un entraineur, un homme, et qu'on le laisse pour ce qu'il est aujourd'hui et pas ce qu'il était hier », ajoute Pierre Sage.