OM : Le scandale qui fait parler avec la presse !
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Le 25 janvier dernier, l’OM publiait un communiqué afin de clarifier « certaines interprétations récentes relatives à ses relations avec les médias. » Le club assurait alors ne pratiquer ni boycott ni censure à l’égard des médias, mais a pourtant interdit à certains journalistes de poser des questions en conférence de presse. Une pratique condamnée par l’Union des Journalistes de Sport en France.

Souvent vexé par les critiques à son égard ces derniers temps, l’OM assurait dans un communiqué publié le 25 janvier dernier ne pratiquer « ni boycott ni censure à l’égard des médias. » Le club évoquait des décisions relevant « exclusivement de choix stratégiques du club, fondés sur l’analyse des contextes, des traitements observés et du respect de l’institution », mais se réservait le « droit d’agir par toutes les voies appropriées face à toute mise en cause infondée portant atteinte à son image ou à celle de ses collaborateurs. » Et il semblerait que ce soit les journalistes de La Provence qui en aient fait les frais.

Les journalistes de La Provence boycottés par l’OM, l’UJSF réagit

En effet, cela fait maintenant deux semaines que les journalistes du quotidien régional ne sont plus autorisés à poser des questions en conférence de presse. Comme elle l’avait déjà fait après le communiqué de l’OM datant d’il y a deux mois, l’Union des Journalistes de Sport en France (UJSF) a de nouveau dénoncé cette pratique. « Le 25 janvier dernier, l'OM publiait un communiqué aussi étonnant qu'inquiétant au sujet de ses relations avec les médias, affirmant que certaines décisions prises relevaient 'de choix stratégiques, fondés sur l'analyse des contextes, des traitements observés et du respect de l'institution’ », a écrit Vincent Duluc, journaliste pour L’Equipe et président de l’UJSF. « Dans ce texte surprenant, que l'Union des Journalistes de Sport en France avait dénoncé, le club marseillais précisait toutefois qu'il ne pratiquait 'ni boycott, ni censure'. »

« Une décision intolérable que l'UJSF ne peut accepter »

« Les mots ont un sens et, manifestement, la définition de ces termes ne doit pas être la même à La Commanderie que dans le reste de la France, pays où la liberté de la presse est un droit fondamental », a poursuivi Vincent Duluc. « Comme nous pouvions le craindre, une étape supplémentaire vient d'être franchie puisque les journalistes de La Provence ont été informés ces derniers jours que la parole ne leur serait plus donnée en conférence de presse. Ils n'ont donc plus l'autorisation de poser des questions aux joueurs et à l'entraîneur de l'Olympique de Marseille. Mécontent d'articles récemment publiés, l'OM a mis ses inacceptables menaces à exécution. Une décision intolérable que l'UJSF ne peut accepter. »

« L'UJSF, si nécessaire, portera l'affaire en justice »

Si cette « situation inique persiste », alors l’UJSF se réserve le droit de porter cette affaire devant la justice : « Par jugement du 6 mars 2023, confirmé le 15 février 2024, le tribunal de Bayonne a établi une jurisprudence en condamnant le Biarritz Olympique à verser 5 000 € de dommages et intérêts à l'UJSF et a fait injonction au club, entre autres, d'interdire tout boycott de journalistes consistant en un refus des joueurs ou d'un membre de l'encadrement technique, de répondre aux questions posées par les journalistes, lors du point presse, de la conférence de presse ou toute autre mise en relation, sous astreinte de 5 000 € par infraction constatée. L'UJSF, si nécessaire, portera l'affaire en justice pour faire respecter cette jurisprudence. »

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