Dans quelques semaines, Stéphane Richard deviendra officiellement le nouveau président de l’Olympique de Marseille, le début d’un nouveau chapitre du projet McCourt. Premier homme à avoir été nommé à la tête du club après le rachat du club par l’homme d’affaires américain, Jacques-Henri Eyraud a pu échanger avec son successeur.

L’Olympique de Marseille va changer de visage durant l’été, avec l’arrivée d’une nouvelle équipe dirigeante. Frank McCourt a notamment choisi Stéphane Richard pour prendre la présidence du club phocéen, en lieu et place de Pablo Longoria, parti en cours de saison. « Les journées sont doubles, entre l'OM et la banque d'affaires pour laquelle je travaille jusqu'au 30 juin, a-t-il confié dans les colonnes de L'Equipe. Mais il est important d'être 100 % opérationnel pour le club, de me fondre dans le système, de comprendre qui fait quoi, quels sont les problèmes à régler. »
Avant de prendre officiellement ses fonctions début juillet, Stéphane Richard a pris le soin de rencontrer plusieurs connaisseurs de l'environnement marseillais, dont Jacques-Henri Eyraud, l’un de ses prédécesseurs.
« Je n'ai pas participé à son recrutement, ni de près, ni de loin »
« Il m'a contacté, mais comme il l'a fait avec d'autres personnes impliquées dans le club ou dans la ville, je n'ai pas participé à son recrutement, ni de près, ni de loin », a fait savoir Eyraud, approché par L’Équipe, précisant que les deux hommes ont pu discuter au cours d’un déjeuner organisé début avril.
« Il a été un partenaire important »
L’ancien président de l’OM est également revenu sur le lien qui existait déjà il y a plusieurs années entre le club phocéen et Stéphane Richard, du temps de son passage à la tête d’Orange. « Il a été un partenaire important, structurant, le premier emblématique de cette nouvelle époque. Le rapport a été fluide avec lui et ses équipes, précise Eyraud. C'était courageux pour Orange de s'afficher ainsi, ce n'est pas une marque méridionale, il a pris et assumé cette décision et il y a eu beaucoup d'activations vis-à-vis de l'externe comme de l'interne. »