Ancien capitaine de l’OM, Habib Beye a fait son retour dans la cité phocéenne en succédant à Roberto De Zerbi sur le banc de touche. Un rêve pour l’ancien international sénégalais, qui a connu de grandes joies mais aussi quelques désillusions au sein du club. Il y a quelques années, celui qui dirige désormais l’équipe première avait raconté sa plus grosse déception.

Attaché à l’Olympique de Marseille depuis son passage en tant que joueur, Habib Beye a profité de la crise qui régnait dans la cité phocéenne pour faire son retour au club, comme entraîneur. Un rêve pour celui qui a donc remplacé Roberto De Zerbi. L’ancien international sénégalais a connu de grandes joies au sein de l’OM, mais aussi quelques désillusions, comme cette finale de Coupe de France perdue en 2007 contre le FC Sochaux (2-2 a.p., 4-5 aux t.a.b.). Interrogé il y a quelques années par L’Equipe, Habib Beye avait reconnu que ce revers le hantait encore.
Le traumatisme de Beye à l'OM
« Cette finale est douloureuse et même pathologique. On mène 2-1 à cinq minutes de la fin de la prolongation, on a des balles de 3-1... C'est égoïste mais, en tant que capitaine, je me voyais déjà soulever la coupe de France quatorze ans après le dernier trophée de l'OM (Ligue des champions 1993). À ce moment-là, je me dis qu'il faudrait un ouragan pour qu'on ne la gagne pas. Et Le Tallec égalise (2-2, 115e) et on perd aux tirs au but », s’était souvenu Habib Beye, regrettant de ne pas avoir participé à la séance de tirs au but.

« Cette nuit-là, je suis resté prostré dans mon lit pendant des heures à l'hôtel »
« Mon plus grand regret ? Ne pas avoir pris mes responsabilités de capitaine lors de cette séance de tirs au but. Après la série de cinq tirs (4-4), je demande : "Qui se sent ?" Comme personne ne se décide, je m'apprête à me dévouer. C'est alors que Zub (Ronald Zubar) me dit : "Laisse-moi y aller", et Teddy Richert arrête sa frappe. Cette nuit-là, je suis resté prostré dans mon lit pendant des heures à l'hôtel, confiait-il en 2018. Ça me hante encore aujourd'hui car je me dis que c'était à moi de tirer. Je m'en veux car j'aurais dû avoir plus de caractère. Je le dis à Noah, mon fils de dix ans : "Jamais tu ne reculeras devant le fait de tirer un penalty. Il n'y a que ceux qui ne tirent pas qui ne ratent pas." Il me fait plaisir : dès que son équipe obtient un penalty, il se propose pour tirer. »