Ce dimanche dans Téléfoot, Bixente Lizarazu a réagi à la défaite de l’OM samedi sur la pelouse de Lorient (2-0). Inquiet pour la fin de la saison des Olympiens, le champion du monde 1998 estime que la sortie de Medhi Benatia n’était pas appropriée et que c’est avant tout d’apaisement dont le club a besoin.

« C’est un scandale. » Voilà comment Medhi Benatia a qualifié la prestation de l’OM samedi sur la pelouse de Lorient (2-0). En pleine course à la Ligue des champions, les Olympiens revenaient d’un stage d’une semaine à Marbella censé leur permettre de se préparer au mieux à lancer leur sprint final.
« Je leur ai dit de ne rien prévoir pour les quatre prochaines semaines »
« C'est un scandale, quand tu joues une équipe pratiquement en vacances (très belle équipe) et que tu as cinq finales. On fait des stages, ça nous coûte des sous mais tu veux bosser, te retrouver et recréer du liant. Combien de joueurs ont renversé la table dans le vestiaire ? Zéro. Tu joues à l'Olympique de Marseille, tu joues un match comme ça et tu l’acceptes », a déclaré Medhi Benatia. « Moi, il ne faut pas m'enfumer. Quand tu joues Lorient à 17h, qui n'a rien à jouer, et que tu ne gagnes pas un duel et que tu n'es pas entreprenant… C'est facile, "le logo il est pas beau", c'est pas mon problème je parle football. Je leur ai dit de ne rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. On va passer un peu plus de temps ensemble, à la Commanderie. On va bosser. Si on doit passer les quatre semaines ensemble, on va les passer ensemble. »

« À force de presser dessus, il n’y a plus de jus qui sort »
« Oui, c'est inquiétant. Après, je ne pense pas que ce discours apporte quelque chose. C’est le discours qu’on peut entendre d’un supporter énervé à la sortie d’un match », a réagi Bixente Lizarazu ce dimanche sur le plateau de Téléfoot. « Il reste 4 matchs à jouer, il peut y avoir encore une qualification en Ligue des champions. Je pense que ce club a besoin d’apaisement. C’est ce qui manque. Il y a toujours des crises, toujours des problèmes. Je pense que les joueurs sont en permanence sous pression. C’est comme un citron, à force de presser dessus, il n’y a plus de jus qui sort. Ils étaient totalement amorphes sur ce match-là. Je sais pas s’ils vont pouvoir retrouver de l’énergie, mais à un moment donné c’est plutôt la sérénité qui peut les aider à bien terminer et l’objectif est toujours possible. »