Arrivé sur le banc de l’OM au mois de février dernier en remplacement de Roberto De Zerbi, Habib Beye se retrouve dans une situation très délicate, entre des résultats sportifs qui ne sont pas à la hauteur des objectifs qui lui ont été fixés et un vestiaire qu’il semble déjà avoir perdu. Vincent Moscato a exprimé de la compassion pour le technicien sénégalais, estimant qu’il vit certainement les pires moments de sa carrière, aussi bien en tant que joueur qu’entraîneur.

Du rêve au cauchemar. Au mois de février dernier, Habib Beye a réalisé un de ses objectifs : devenir l’entraîneur de l’OM. À ce moment-là le club ambitionnait de remporter la Coupe de France et se qualifier en Ligue des champions pour une deuxième année consécutive. Deux objectifs qui ont été fixés au technicien sénégalais au moment de sa nomination, mais qui, presque trois mois plus tard, ne sont plus réalisables.
« Je pense qu’il vit les moments les plus durs de sa carrière »
Au-delà de l’aspect sportif, Habib Beye doit en plus gérer un vestiaire qui n’attend qu’une seule chose : que la saison se finisse. Et même la nouvelle mise au vert instaurée par l’OM après la déroute à Nantes (3-0) samedi semble vaine à la vue du peu d’investissement et d’envie que les Olympiens ont montré à la Beaujoire. Bien qu’il soit sous contrat jusqu’en juin 2027, difficile d’imaginer aujourd’hui Habib Beye être encore en poste la saison prochaine, lui qui rêvait d’être l’entraîneur du club pour lequel il a joué entre 2003 et 2007.
« Ça doit être une horreur, parce que là, tu sais que les mecs s’en saucissonnent »
« Il n’y a plus rien à faire. Je me mets à la place de l’entraîneur, ça doit être un enfer pour lui. Je pense qu’il vit les moments les plus durs de sa carrière. En tant que joueur, entraîneur, je ne pense pas qu’il ait vécu la même chose nulle part ailleurs. Moi, je ne me souviens pas de ce genre de truc qui est arrivé, mais je me dis que ça doit être une horreur, parce que là, tu sais que les mecs s’en saucissonnent », a réagi Vincent Moscato dans le Super Moscato Show sur RMC. « Quand tu n’as pas de soucis, que tu ne joues plus rien, c’est déjà long ces fins de saison, alors en plus quand t’as un bordel comme ça, que tu t’accroches pour essayer de capter peut-être une place européenne en pensant que les autres vont se planter ou avoir des résultats favorables pour toi venant des autres, une horreur. »