Tout le monde connait le talent de Zinedine Zidane en tant que joueur et bientôt, on pourra voir celui en tant que sélectionneur, puisqu'il prendra les rênes de l'équipe de France. Mais le Journal Du Dimanche est parti aux sources du phénomène, lorsqu'il travaillait encore sa célèbre roulette sur les terrains de la banlieue nord de Marseille.

Chaque joueur a son truc, qui l'a fait un peu plus rentrer dans l'histoire. On se souvient tous par exemple des dribble et des changements de directions soudains de Ronaldo, ou encore des passes laser de Johan Cruyff ainsi que des tacles d'un Paolo Maldini. Et Zinedine Zidane avait également son truc à lui, qui est resté dans toutes les mémoires.
Le geste favori de Zidane
Il s'agit évidemment de la roulette, geste qui consiste à bloquer le ballon sous la semelle, avant de faire un tour sur soi-même pour éliminer l'adversaire. On a vu Zinedine Zidane le faire des milliers de fois, que ce soit en équipe de France ou au Real Madrid et à la Juventus. Mais ce qu'on sait moins, c'est qu'il a fallu le travailler dès son plus jeune âge, même si ses entraineurs de l'époque n'étaient pas forcément fans.
« Il a dribblé toute l’équipe, il a fini devant le gardien avec une roulette avant de marquer »
C'est en tout cas ce que confie Adraouamine Khelil, l'un de ses amis d'enfance et coéquipier au SO Septèmes, club de la banlieue nord de Marseille. « Un jour de match, on était sur le terrain, là. Il a pris le ballon et plus personne ne l’a arrêté. Il a dribblé toute l’équipe, il a fini devant le gardien avec une roulette avant de marquer. Je revois encore M. Centenero : "Tu l’as faite, ta roulette, tu es content !" Il n’aimait pas trop les fioritures (rires) » a raconté ce proche de Zinedine Zidane, dans un reportage du Journal Du Dimanche.
« La dernière fois, je lui ai dit : "Mais comment tu fais pour te rappeler, avec la carrière que tu as eue ?" »
« Nos deux familles viennent de Kabylie et on se connaissait par des fêtes communes. Le mercredi, on s’entraînait » a poursuivi Adraouamine Khelil, qui a donc grandi avec Zidane. « L’entraîneur, Monsieur Robert Centenero, nous donnait 200 francs (65 euros en valeur constante) pour l’équipe et on mangeait ensemble. Vous allez le voir, Yazid ? Il se souvient de tout. La dernière fois, je lui ai dit : "Mais comment tu fais pour te rappeler, avec la carrière que tu as eue ?" Il m’a répondu : "Naine, mais c’est inoubliable !" ».