L’argent au cœur des scandales racistes qui n’en finissent pas ? La théorie lâchée sur Canal +
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Les derniers jours ont été marqués par plusieurs affaires de racisme, notamment lors de la rencontre de Ligue des champions entre le Benfica Lisbonne et le Real Madrid la semaine dernière. Un sujet qui a été évoqué sur le plateau de Canal+, où un consultant a expliqué pourquoi, selon lui, les matchs ne s’arrêtaient pas dans ce genre de situation.

Après Vinicius Jr, deux autres joueurs ont été victimes de racisme ce week-end, Wesley Fofana et Hannibal Mejbri. Les joueurs de Chelsea et de Burnley ont été la cible d’insultes racistes sur les réseaux sociaux, après le match nul entre les deux équipes (1-1) samedi. Une situation un peu différente de celle de la star du Real Madrid, qui a accusé Gianluca Prestianni de l’avoir traité de « singe » en plein match, mais le combat reste le même.

« Pour commencer le combat contre le racisme pour de bon, il va falloir que les matchs s'arrêtent »

Présent sur le plateau de Canal Football Club dimanche, Bertrand Latour a donné son avis sur cette affaire, alors que Vinicius Jr a de nouveau été insulté samedi lors de la défaite du Real Madrid à Osasuna (2-1), des supporters ayant scandé « Vinicius, meurs », selon The Athletic. « C'est vrai qu'en Espagne, il subit un traitement inadmissible. Après, il ne faut pas mettre sur le même plan, un accueil hostile que peu recevoir un joueur, et les cris et chants racistes, le fait de balancer des bananes. Ce à quoi il a déjà été confronté à plusieurs reprises. Et maintenant, ce sont même les adversaires qui s'y mettent. Pour aider Vinicius Jr et pour commencer le combat contre le racisme pour de bon, il va falloir que les matchs s'arrêtent. C'est la seule manière que ça avance concrètement », a déclaré le consultant de Canal+.

« S'ils veulent vendre un mec qu'ils ont mis au chômage, et bien tu ne le vends plus »

« Le problème, c'est qu'il n'y a aucune structure autour de lui (Prestianni) pour le remettre à sa place en dehors du foot. Qu'il soit un pauvre type, ok, mais tout le monde n'a pas d'intérêt à ce que ça s'arrête, c'est ça la réalité », a ajouté Bertrand Latour, qui estime que les clubs n’ont pas intérêt à arrêter les rencontres, pour des questions économiques. « Benfica, ils se disent qu'il y a un joueur sur lequel ils ont misé, qui est un très bon joueur au passage, et qu'ils vont devoir le vendre. Mais s'ils veulent vendre un mec qu'ils ont mis au chômage, et bien tu ne le vends plus. Cette quête-là est toujours présente. Tout le monde n'a pas envie de combattre le racisme, donc on y arrivera pas. Il y a un joueur. Tout le monde ferme les yeux. A Chelsea, ils jouent avec un joueur, qui est argentin une nouvelle fois. Il a insulté les Français et aussi les joueurs noirs, et ils jouent tous les week-ends avec lui. Sauf que c'est un très bon joueur, donc il rend service à Chelsea. Il n'y a pas qu'à Chelsea d'ailleurs. »

Articles liés