Presnel Kimpembe n'a jamais vraiment eu sa chance en équipe de France. Hormis l'Euro 2021 qu'il avait démarré dans la peau d'un titulaire, le défenseur du PSG était le troisième choix au Mondial 2018 et a dû déclarer forfait en 2022 en raison d'un gros pépin physique. Mais entre son premier rassemblement en octobre 2016 et sa première cape en mars 2018, il s'est passé plus d'un an. Une attente qu'il n'a jamais compris, un mystère qu'il entend bien éclaicir avec Didier Deschamps après la fin de son histoire en équipe de France une fois la Coupe du monde terminée (11 juin-19 juillet).

A l'occasion du rassemblement d'octobre 2016, Presnel Kimpembe profitait de la blessure d'Eliaquim Mangala pour fêter sa première convocation en équipe de France. Didier Deschamps avait fait le choix de contacter le jeune défenseur central du PSG alors âgé de 21 ans. Néanmoins, ce ne sera pas le moment de sa première sélection avec les Bleus. En effet, Le sélectionneur décidait de le lancer qu'au mois de mars 2018, quelques semaines avant la Coupe du monde en Russie contre le pays hôte justement.
«Pendant deux ans, je suis là, mais je ne joue pas»
Une attente relativement longue pour celui qui s'est révélé aux yeux de l'Europe en février 2017 lors de la victoire du PSG en 1/8ème de finale de Ligue des champions contre le FC Barcelone de Lionel Messi, Luis Suarez et Neymar (4-0). Aujourd'hui défenseur du Qatar SC et en tournée promotionnelle pour son livre La Force, Presnel Kimpembe est passé aux aveux au sujet de son histoire qu'il juge inabouti avec l'équipe de France. « Vingt-deux sélections en équipe de France, c'est bien ou pas assez ? Pas assez. J'avais encore tellement de choses à accomplir avec elle. Avec "DD", on n'en a jamais vraiment parlé. Quand j'arrive en 2016, pas encore de Kylian (Mbappé), d'Ousmane (Dembélé), de Lucas (Hernandez), de (Benjamin) Pavard... Pendant deux ans, je suis là, mais je ne joue pas ».
«Personne n'a attendu autant que moi»
« C'est comme si j'avais perdu du temps, comme si l'histoire n'avait commencé qu'en mars 2018 (ndlr son premier match, en Russie). Après la Coupe du monde, je demanderai au sélectionneur pourquoi j'ai dû attendre deux ans. Personne n'a attendu autant que moi ». a conclu Presnel Kimpembe pour le Journal du Dimanche. Reste à savoir si Didier Deschamps lui donnera une réponse qu'il accepte d'entendre...