Après tant d'années de galères et de combats, Presnel Kimpembe est revenu à temps pour s'asseoir sur le banc des remplaçants lors de la finale de la Ligue des champions. Le PSG a été sacré pour la première fois de son histoire dans cette compétition le 31 mai 2025 grâce à une large victoire face à l'Inter (5-0). Une fête à laquelle Kimpembe n'a que partiellement participé, un regret qu'il raconte presque un an plus tard.

Un titi parisien qui n'est jamais allé voir ailleurs, mais en prêt. Contrairement à Adrien Rabiot ou encore Alphonse Areola, Presnel Kimpembe a fait ses classes au Paris Saint-Germain en prenant son mal en patience pendant des années avant d'avoir sa chance dans l'équipe première. Il s'est révélé en 2017 en 1/8ème de finale aller de Ligue des champions en remplaçant au pied levé Thiago Silva lors de la victoire contre le FC Barcelone de Luis Enrique sur le score de 4 buts à 0.
Le rêve impossible en finale de Ligue des champions pour Kimpembe
Néanmoins, huit ans plus tard, le défenseur central formé au PSG a dû se contenter d'un rôle de spectateur privilégié sur le banc des remplaçants le 31 mai dernier lorsque son club de coeur a été sacré champion d'Europe contre l'Inter (5-0). Invité de Génération After, émission de RMC, mercredi soir, le champion du monde a fait un aveu. « J'aurais rêvé (ndlr entrer en jeu dans les dernières minutes de la finale de Ligue des champions). Même sur une jambe. Si je l'ai demandé à Luis Enrique ? Non, je n'ai pas envie d'entrer dans un manque de respect. C'est sérieux, c'est le football professionnel, le haut niveau. Je ne vais pas aller voir le coach en lui disant : 'fais moi entrer', on est pas en district ».
«Mon câlin voulait dire merci et lui-même me disait merci, ça s'est senti»
Toutefois, Presnel Kimpembe n'a pas éprouvé le moindre ressentiment à l'égard de Luis Enrique avec qui il a échangé une accolade lourde de sens dans le vestiaire de l'Allianz Arena après la victoire historique du PSG en Ligue des champions. « C'était déjà un plaisir de pouvoir être présent, de la gagner et de la soulever. J'aurais préféré être sur le terrain, mais c'est comme ça, c'est la vie et tout ce qu'on me donne, je prends. Je ne lui en ai pas parlé. A la fin dans le vestiaire, on s'est fait un câlin. Mon câlin voulait dire merci et lui-même me disait merci, ça s'est senti ».