Coupe du monde - «Je n’ai pas trop aimé» : Un joueur de l’équipe de France révèle un moment difficile à vivre pendant la liste de Deschamps !
Alexis Brunet

Le 14 mai dernier, Didier Deschamps a annoncé sa liste pour la Coupe du monde 2026. Pour la première fois, le sélectionneur a décidé de faire confiance à Robin Risser, le jeune gardien du RC Lens. Le portier a vécu cette grande annonce chez lui devant sa télévision, mais il y a un moment qu’il n’a pas du tout apprécié.

Lors du JT de 20h de TF1 le 14 mai dernier, Didier Deschamps avait dévoilé la liste des joueurs retenus pour disputer la Coupe du monde 2026. Le sélectionneur avait réservé quelques surprises et la plus grande n’est autre que Robin Risser. À 21 ans, le portier du RC Lens n’avait pour l’heure jamais été appelé par DD et il va donc découvrir le groupe de l’équipe de France lors de ce mondial.

« C'est vrai que je n'ai pas trop aimé »

Lors de l’annonce de la liste de Didier Deschamps, Robin Risser était suivi par une équipe de télévision pour capter sa réaction lors de l’annonce de son nom. Un moment que n’a pas trop apprécié le gardien du RC Lens, comme il l’a expliqué dans une interview accordée à L’Équipe. « Je suis timide, c'est vrai que je n'ai pas trop aimé. Ce n'était pas vraiment ma volonté, je l'avais dit au club, je préférais garder pour moi cet effet de surprise. Mais on a vécu un bon moment tous ensemble malgré tout. Derrière, j'ai pu profiter avec mes proches, mais j'ai surtout conscience que l'échéance la plus importante de la saison, c'est ce vendredi (avec la finale de la Coupe de France face à Nice). Je suis vraiment focalisé sur ça. »

« Mon exigence me bouffe un peu par moments »

Alors qu’il était presque un inconnu en début de saison, Robin Risser va donc disputer une Coupe du monde avec son pays. Le portier n’arrive toutefois pas encore à réaliser la saison qu’il est en train de vivre, car il se montre très exigeant avec lui-même. « Je le dis souvent à ma femme, c'est allé tellement vite et j'ai une exigence tellement élevée que je n'arrive pas vraiment à en profiter. C'est un vrai axe d'amélioration, parce que mon exigence me bouffe un peu par moments. Je banalise un peu trop les choses. Je suis tellement perfectionniste, j'ai tellement envie d'aller encore plus loin, de m'en demander plus, que ça devient parfois un problème. Par exemple, si on ne gagne pas la finale, ce ne sera pas une saison totalement réussie à mes yeux. On doit se récompenser avec un trophée, sinon tout ce qu'on aura fait sera oublié dans cinq ans. »

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