Passé par l’Olympique de Marseille et le Bayern Munich, Franck Ribery a terminé sa carrière en Italie, jusqu’à sa retraite à l’aube de ses 40 ans. L’ex-international français aurait bien aimé aller au-delà, mais un gros problème de santé l’a obligé à s’arrêter, et cela aurait pu avoir de lourdes conséquences.

Franck Ribery fête ses 43 ans en ce 7 avril. L’ancien international français ne s’est pas éloigné du football depuis la fin de sa carrière de joueur et travaille actuellement sur sa reconversion d’entraîneur. Sa passion pour le ballon rond a poussé l’ancien de l’OM a joué jusqu’à ses 39 ans et demi, sous le maillot de la Salernitana en Italie, avant de se retirer en pleine saison (2021-2022), la faute à des problèmes au genou droit qui auraient pu avoir de lourdes conséquences.
« J'avais dans la tête d'aller jusqu'à 40 ans »
« J'avais dans la tête d'aller jusqu'à 40 ans, voire plus loin tellement j'aimais ça, avait-il expliqué l’année dernière, dans les colonnes de L’Équipe. Quand tu es en activité, tu n'as pas beaucoup de choses à penser. Ton programme est fait. Tout est balisé. Ton corps est une machine. Tu es habitué. Quand tu arrêtes, tu bascules. Tu dois t'organiser, ou plutôt te réorganiser. »

« C'était tellement grave que j'avais des trous dans la jambe »
Une infection au genou avait finalement obligé Franck Ribery à s’arrêter : « J'ai eu de plus en plus mal au genou. Je n'étais plus dans l'entraînement entre les matches mais dans la récupération pour me préserver. Je prenais deux jours de repos, puis trois ou quatre. J'ai perdu le rythme pour m'économiser. Puis les examens ont révélé que je n'avais plus de cartilage. Je suis passé sur le billard en Autriche. L'opération s'est bien passée, avec la pose d'une plaque à l'intérieur. Puis, j'ai eu une grosse infection près de cinq mois après. Pendant deux mois, j'ai pris des comprimés. On a enlevé la plaque. L'infection m'avait rongé. C'était tellement grave que j'avais des trous dans la jambe. J'avais chopé un staphylocoque doré. Je suis entré aux urgences à l'hôpital en Autriche pendant douze jours. J'ai vraiment eu peur. On aurait pu me couper la jambe. Le chirurgien a été fantastique. Alors quand je rejoue avec les anciens comme avec mon petit, quelque part, je revis ! »