A la mi-temps d'AS Monaco - Real Madrid (1-1), quart de finale retour de Ligue des champions, Ludovic Giuly échangeait quelques mots avec Zinedine Zidane au printemps 2004. Néanmoins, dans l'espoir de donner un supplément d'âme à ses coéquipiers, Giuly altérait un peu les propos de Zidane, lui valant un comité d'accueil difficile dans les médias les jours suivant l'élimination du Real Madrid.
6 avril 2004. Cette date restera une grande soirée européenne gravée dans les mémoires des supporters de l'AS Monaco, mais également dans celles des acteurs principaux. Auteur d'un doublé face au grand Real Madrid de Ronaldo, Luis Figo, Raul ou encore Zinedine Zidane, Ludovic Giuly se souvient avoir trouvé le moyen de galvaniser ses coéquipuers monégasques à la mi-temps lorsque le tableau d'affichage affichait un score de parité (1-1).
«Il m'en a voulu un petit peu après Zizou»
De passage dans le programme de Canal+ : Détective Mathoux, Ludovic Giuly a raconté son coup de bluff auprès de ses coéquipiers desservant grandement Zinedine Zidane, sans le savoir. « Le match retour est incroyable. Ma discussion à la mi-temps avec Zidane ? J'en ai un peu rajouté (rire). Il m'en a voulu un petit peu après Zizou. J'en ai rajouté dans les vestiaires, parce que j'avais dit à mon manager de lui demander son maillot à la mi-temps. Et donc on discutant, je lui dis : « Zizou, tu n'oublies pas le maillot à la fin du match ». Il me dit pas de soucis ». Je lui dis : « put*** ça va, 1 partout, c'est bien pour nous ». Il me dit : « On ne joue pas très bien Ludo ». Mais il ne m'a pas dit qu'ils étaient fatigués ».
«On s'explique un peu au téléphone. Je lui dis que je suis désolé»
La presse espagnole a eu vent de ce discours donné par Ludovic Giuly, incriminant Zinedine Zidane. Ce qui lui avait valu un traitement salé dans les médias de l'autre côté des Pyrénées après la défaite du Real Madrid (1-3). Ludovic Giuly raconte. « Quand je rentre dans le vestiaire : « Les gars, j'ai parlé à Zizou, ils sont fatigués et cuits, ils ont du mal » donc j'en ai rajouté. La deuxième mi-temps se passe comme elle se passe (victoire 3-1 de Monaco) et forcément on pense à ce que j'ai dit, mais ça ne vaut rien. Et j'ai su après quand je suis allé à Barcelone que médiatiquement ça a été un vrai problème pour lui les trois jours après ce match-là. On m'a reproché d'avoir dit à la mi-temps qu'ils étaient cuits ? Exactement. Je m'en rappellerais toujours, j'étais dans le bus pour aller à Lens et je reçois son coup de fil. On s'explique un peu au téléphone. Je lui dis que je suis désolé de ce qui est arrivé, je ne savais pas l'impact qu'il y a eu. S'il m'en veut ? Je ne pense pas. C'est quelqu'un que je respecte beaucoup, j'ai très peu joué avec lui, mais je respecte ce qu'il est ».